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La question du jour. Comprenez-vous les agriculteurs qui passent le réveillon de Noël sur un barrage ?... |
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Sur l’A64 et l’A63, la mobilisation reste importante. © AFP - Christophe ARCHAMBAULT
La mobilisation contre la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) continue, avec les agriculteurs qui bloquent des barrages dans le Sud-Ouest. A Carbonne (Haute-Garonne), sur l’A64, les manifestants ont prévu de passer le réveillon de Noël sur place.
Sur les quelques barrages toujours maintenus dans le Sud-Ouest, les agriculteurs se préparent à célébrer le réveillon de Noël ce mercredi 24 décembre, après une dizaine de jours de mobilisation contre la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).
Faute de solutions suffisantes apportées par l’État, le blocage de l’A64 à Carbonne continue et les agriculteurs feront  le réveillon sur l’autorouteÂ
, a confirmé mardi soir Jérôme Bayle, figure de la contestation, à l’issue d’une rencontre avec le préfet de Haute-Garonne.
La circulation était toujours entravée mercredi matin sur l’A63 au sud de Bordeaux, sur l’A64 qui longe les Pyrénées de Toulouse à Bayonne, sur l’A65 à Thèze (Pyrénées-Atlantiques) et sur l’A75 en Lozère et en Aveyron, selon la gendarmerie.
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Au 13e jour de mobilisation à Carbonne, au sud de Toulouse, une messe de Noël sera donnée dans la soirée sur l’autoroute, comme à Cestas en Gironde où la Coordination rurale de la Gironde a prévu un réveillon  façon auberge espagnoleÂ
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 On va continuer à se battre, pour arriver à changer la règle sur l’abattage, amener des solutions à nos céréaliers. […] On veut que tous ces agriculteurs qui sont dans le dur, arrivent à passer le cap de l’année 2026Â
, a poursuivi Jérôme Bayle.
 Malheureusement, on a un interlocuteur qui est borné, mais on est déterminé. C’est la survie de nos exploitations qui est en jeu, donc s’il faut y passer un mois, on y passera un moisÂ
, déclare Benjamin Roquebert, autre éleveur mobilisé à Carbonne.
Depuis le début de l’épidémie en Savoie cet été, l’État tente de contenir la propagation du virus en se basant sur  trois piliersÂ
: l’abattage systématique d’un troupeau dès la détection d’un cas, la vaccination et la restriction de mouvements.
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Une gestion fortement contestée par une partie des agriculteurs, notamment de la Coordination rurale (deuxième syndicat de la profession) et de la Confédération paysanne (troisième), qui rejettent cette stratégie d’abattage des troupeaux entiers au moindre cas détecté.
72Â vaches abattues mardi
En Haute-Garonne, 72 vaches ont été abattues mardi après la détection d’un nouveau cas de dermatose nodulaire contagieuse, dans le village pyrénéen de Juzet-d’Izaut, portant le bilan national à 115 foyers depuis juin. Le dernier cas majeur de DNC remontait au 15 décembre, dans le département voisin de l’Aude.
Le maintien de blocages et déviations laissait entrevoir des complications sur les routes en ce jour de départ en vacances,  l’une des journées les plus chargéesÂ
de la période des fêtes, selon Bison Futé.