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« Mon père m’a transmis l’amour des véhicules anciens » : Adrien a retapé une Mazda 1000, une Renault 6 et une R4... |
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Adrien Morin, la mécanique dans le sang et le cœur tourné vers les voitures d’époque. © CO
Le Teuf Teuf Douessin, association du Maine-et-Loire, organise une bourse d’échanges à Saumur le 23 novembre. Adrien Morin, un jeune passionné de voitures anciennes et membre de l’association, raconte comment il est tombé amoureux des voitures d’époque.
À 23 ans, Adrien Morin habite Forges et travaille comme technicien automobile. Passionné depuis toujours par les véhicules anciens, il a développé cet amour aux côtés de son père. Membre actif du Teuf Teuf Douessin (TTD), il revient sur les origines de cette passion.
Quand avez-vous rejoint le Teuf Teuf Douessin ?
Adrien Morin : « J’ai intégré le TTD depuis que je suis enfant, car mes parents en faisaient déjà partie. J’ai réellement rejoint le club à mes 18 ans, lorsque j’ai pu exposer ma première voiture ancienne, une Renault 6 blanche. Depuis toujours, je suis passionné d’automobile. Mon père m’a transmis cet amour pour les véhicules anciens : j’ai passé énormément de temps avec lui dans l’atelier et j’ai appris par moi-même à restaurer mes voitures. »
Que représente pour vous cette passion ?
« Enfant, je passais des heures dans l’atelier avec mon père à l’aider à bricoler sur ses voitures. On passait nos week-ends à démonter, poncer, remonter… C’est de là que vient toute ma passion. Aujourd’hui, c’est une vraie relation d’échange : il continue de m’apprendre, mais comme je travaille désormais dans l’automobile, je lui transmets aussi certaines choses à mon tour. C’est un vrai partage entre passionnés. »
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Combien de véhicules possédez-vous ?
« Je possède trois véhicules anciens que j’ai moi-même restaurés : une Mazda 1000, une Renault 6 bleue et une Renault R4. Je possède également une dizaine de mobylettes encore roulantes. Ma préférence va à la Mazda 1000, un modèle unique en France. J’aime particulièrement cette voiture parce qu’elle est très rare, avec un style à la fois simple et élégant, typique des années 70. Sa restauration a été un vrai défi : les pièces sont presque introuvables, donc il faut être patient et ingénieux. J’ai appris énormément en la refaisant moi-même, étape par étape. C’est une restauration longue, mais très satisfaisante, surtout quand on sait qu’elle roule à nouveau grâce à son propre travail. »
Comment avez-vous trouvé ces véhicules ?
« J’ai trouvé mes véhicules un peu par hasard, souvent grâce au bouche-à-oreille. La Renault 6 blanche, par exemple, appartenait à une personne du coin qui ne roulait plus avec ; je l’ai retapée entièrement pour l’exposer au TTD quand j’ai eu 18 ans. La Mazda 1000, je l’ai trouvée aussi un peu par hasard. J’ai tout de suite su que je voulais la sauver, justement parce qu’on n’en voit jamais. »
Pratique. 28e bourse d’échanges du Teuf Teuf Douessin dimanche 23 novembre au parc d’expositions à Saumur. Entrée gratuite pour les visiteurs.
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Son nouveau défi : restaurer une Renault R4 de 1965
De la Renault 6 à la Mazda 1000, ce jeune passionné redonne vie à des modèles rares, tout en préparant déjà un nouveau défi : restaurer une Renault R4 de première génération, de 1965.
C’est aussi grâce au bouche-à-oreille qu’il a pu la dénicher cette voiture. C’est un modèle que j’ai toujours aimé, surtout la toute première génération de 1965. C’est un nouveau défi pour moi de pouvoir la rénover entièrement. Elle représente vraiment l’esprit des voitures d’époque : simple, robuste et pleine de caractère.