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La Maison Julien-Gracq, un lieu pour les écrivains... |
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Julien Gracq a légué sa maison à la commune de Saint-Florent-le-Vieil (Maine-et-Loire) qui a accueilli, depuis 2013, une centaine de résidents et résidentes. © Dominique Drouet/Maison Julien Gracq
Suite de notre série sur les maisons d’artistes à Saint-Florent-le-Vieil (Maine-et-Loire), village natal et dernier refuge de l’écrivain Julien Gracq. Sa maison accueille des auteurs en résidence et des visiteurs sur quelques espaces ouverts à la visite.
Saint-Florent-le-Vieil, petite cité de caractère d’Anjou, en bord de la Loire, est connue pour son histoire avec les Guerres de Vendée comme pour son lien avec la littérature. À l’entrée du village des Mauges, la maison du célèbre écrivain Julien Gracq effleure les quais du fleuve royal.
C’est dans cette demeure familiale, construite en 1910 par son père dans un style balnéaire, que Louis Poirier, alias Julien Gracq, y passe les vacances et week-ends de sa jeunesse. Adulte, la maison deviendra pour lui un lieu de ressource et d’écriture.
5Â 000Â ouvrages
En 1990, après ses années de professorat et de vie parisienne, l’auteur du Rivage des Syrtes revient sur sa terre natale. Avant sa mort en 2007, Gracq inscrit dans son testament sa volonté de voir sa maison devenir « un lieu de séjour temporaire de repos ou de travail pour les écrivains ».

À la fin de sa vie, Julien Gracq s’était installé dans le salon du rez-de-chaussée. C’est dans cette pièce que l’écrivain recevait ses invités. Ouest-France
Il lègue alors à la ville la maison familiale, les jardins et une bâtisse médiévale, surnommée le Grenier à sel. Cette dernière a été transformée pour y accueillir les visiteurs.
Au rez-de-chaussée, la chambre des cartes invite à découvrir l’univers de l’écrivain et géographe, amoureux des cartes et des paysages. À l’étage, une bibliothèque de plus de 5 000 ouvrages dont la moitié appartenait à l’ancien maître des lieux.

À l’étage de la bâtisse jouxtant la demeure familiale, l’association de la Maison Julien-Gracq, créée en 2009, a construit une bibliothèque garnie de 5 000 ouvrages. Ouest-France
Dans la maison, où trois appartements ont été aménagés pour y accueillir les écrivains, seul le petit salon est ouvert au public. La pièce, gardée dans son jus, y dévoile le mythique fauteuil club en cuir de Gracq. Sur les murs, la décoration est sobre. Seules quelques photos en noir et blanc y sont accrochées. Ici, des mages prises par sa sœur, Suzanne, affichant l’auteur dans son appartement parisien. Là , un cliché immortalisant le jour où l’écrivain a refusé de recevoir le Goncourt 1951.
Ouvert au public le mercredi, vendredi après-midi et samedi.