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La brigade mobile de gendarmerie expliquée lors des vœux à Sainte-Gemmes-sur-Loire... |
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Le colonel Tanguy Landais a expliqué ce que sera la brigade mobile de gendarmerie de Sainte-Gemmes-sur-Loire. © Ouest-France
Samedi, lors de la cérémonie des vœux, le maire de Sainte-Gemmes-sur-Loire (Maine-et-Loire), Paul Heulin a mis l’accent sur la protection. La mairie a postulé pour une brigade mobile. Elle a sollicité le colonel Tanguy Landais, commandant du groupement départemental de gendarmerie, pour expliquer le rôle de cette brigade.
Lors de la cérémonie des vœux de Sainte-Gemmes-sur-Loire (Maine-et-Loire), samedi 13 janvier, le maire a expliqué que « comme beaucoup de communes de la première couronne angevine, Sainte-Gemmes-sur-Loire n’échappe pas à certains faits délictueux : incivilités, tapage nocturne, conflits intrafamiliaux, conflits de voisinage, délinquance, cambriolages, trafics divers… Pour réguler ces comportements répréhensibles, nous nous sommes portés candidats pour accueillir l’une des 239 brigades mobiles créées au niveau national ».
Présent lors de cette soirée, le colonel Tanguy Landais, commandant du groupement départemental de gendarmerie, s’est réjoui de cette candidature : « C’était une promesse lors de la campagne présidentielle de créer 239 brigades en France. À noter que c’est une chose qui n’est pas arrivée depuis 1 720 ! Et la commune de Sainte-Gemmes-sur-Loire fait partie des trois brigades mobiles accordées au Maine-et-Loire. » Plus généralement, au sujet des incivilités, il révèle que « nous faisons face à six cambriolages chaque jour, et nous sommes en capacité de mobiliser 100 gendarmes instantanément.  Une brigade mobile est paradoxalement fixe car il faut habiter dans la commune, mais nous sommes en projection permanente. Le but est de dissuader, donc de sortir de la caserne le plus possible. Ce modèle fera de la dissuasion à 100 %. La présence du gendarme fait encore peur ! »
Intelligence artificielle prédictive
Le militaire précise qu’il n’y aura pas d’accueil sur place, mais que les plaintes pourront être recueillies chez les particuliers ou dans les entreprises. « La mission des brigades mobiles sera aussi une mission de surveillance. Et pour cela nous disposons des outils de l’intelligence artificielle prédictive. »
Les voitures de patrouille seront équipées de vélo électrique pour des contacts plus faciles. Le colonel Tanguy Landais évoque aussi « la protection et l’aide des élus dans certaines tâches, car la notion d’autorité est malmenée ».
Les forces de l’ordre assureront des permanences sur divers lieux pour rassurer et répondre aux attentes. De même, les dégradations, nuisances sonores, dépôt de gravats, etc., seront traités de manière ciblée.
Le maire interpelle l’officier : « Mais quand arrivera cette brigade mobile ? » Le colonel a déjà connaissance de la mise en place de la brigade mobile du Pin-en-Mauges en 2024. Pour notre commune, l’idée est plutôt 2025 et de toute façon opérationnelle avant 2027. Pourquoi ces délais ? Il faut construire la caserne et procéder aux démarches administratives, il faut aussi loger les gendarmes. Ils seront au nombre de six, et ne seront, il l’affirme, pas accaparés par d’autres missions. Ce sera 100 % de présence sur place.