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L'interview. Pascal Bouet : « Thyssen, un gâchis humain et industriel »... |
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L'interview. Pascal Bouet : « Thyssen, un gâchis humain et industriel » © Photo Le Courrier de l'Ouest - Laurent COMBET
A Saint-Barthélemy-d'Anjou, les salariés de Thyssen sont amers.
La production de la tôlerie et de l’ascenseur Reseco va s’arrêter pour l’essentiel ce vendredi 26 juin. Il restera 184 salariés sur 442, autour de trois activités : un atelier de fabrication électrique, la gestion des commandes et un pôle administratif.
Pascal Bouet, secrétaire CGT du comité d’entreprise, revient sur les neuf mois qui se sont écoulés depuis l'annonce du PSE et l'état d'esprit des troupes à quelques jours de l'arrêt de la production, dans un entretien à paraître ce lundi 22 juin en page 4 du Courrier de l'Ouest d'Angers de lundi 22 juin.
"Ils sont dégoutés"
Un état d'esprit qui n'est pas bon, selon Pascal Bouet : "Les salariés sont tristes de voir que la boîte se vide. Ils ne peuvent pas tirer un trait comme ça sur tout ce qu’ils ont vécu dans cette entreprise. Certains y ont passé 40 ans de leur vie. Les salariés étaient très attachés à leur boîte un moment donné. Aujourd’hui, même si on leur demandait de revenir travailler chez Thyssen, ils ne le referaient pas parce qu’ils sont dégoûtés". Et d'ajouter : "Les représentants du personnel, comme les salariés, sont extrêmement fatigués. Pour nous, c’est un énorme gâchis humain et industriel".
"Un bassin industriel en désuétude"
Pascal Bouet parlent d'une agglomération angevine sinistrée : "BuIl y avait quand même deux pôles à Angers, Bull et Thomson, qui rassemblaient quelques milliers de salariés. Aujourd’hui qu’est-ce qu’il en reste ? NEC n’existe plus ; les ardoisiers, ça n’existe plus. En l’occurrence, Thyssen Ascenseurs, ça n’existe plus, ou très, très peu. Ce bassin industriel est en désuétude".
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