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L’essor de la généalogie pour lever « un secret de famille ou une interrogation sur une filiation »... |
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Comment en découvrir plus sur sa généalogie ? (photo d’illustration) © CO - Antoine RICHARD
Nombreuses sont les personnes qui cherchent à remonter leurs origines. Odile Lansiaux, de l’association A. Gen. A, livre ses conseils pour ceux qui voudraient se lancer.
Odile Lansiaux, présidente de l’A. Gen. A, l’association de généalogie de l’Anjou qui existe depuis 1973, distille quelques bons conseils et quelques écueils à éviter avant de se lancer dans la généalogie.
La généalogie suscite-t-elle toujours autant d’intérêt en Maine-et-Loire ?
Odile Lansiaux : « Tout à fait. Depuis cinq ans, notre association compte toujours 700 adhérents. Il y a eu une baisse, il y a 15 ans, car les gens ont cru pouvoir se débrouiller tout seuls avec l’essor d’Internet. Ils sont finalement revenus auprès de l’association car nous avons une base de données en ligne qui facilite les recherches, avec actuellement 6,5 millions d’actes de mariage, baptême, naissance, etc. On peut très bien remonter trois ou quatre générations en trois ou quatre heures. »
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Quels conseils donneriez-vous aux gens avant de se lancer ?
« Il faut tout d’abord rassembler tous les papiers possibles sur ses ancêtres. Les livrets de famille sont très importants, mais il peut y avoir des faire-part ou autres. Je conseille aussi de faire parler les gens, nos parents, nos grands-parents. Et ensuite, de venir nous voir, car nous avons des méthodes et pouvons aider à trouver des solutions. Le papier et le crayon sont toujours indispensables même si l’informatique nous aide beaucoup. Enfin, je ne peux que conseiller d’aller aux archives départementales qui sont de très bon conseil. Par ailleurs, il est conseiller de toujours vérifier avec les registres. Beaucoup de gens nous disent avoir fait leur généalogie par Internet en citant des logiciels commerciaux comme Filae ou MyHeritage où il y a beaucoup d’erreurs. Car, avec les homonymies, on peut se tromper ! »
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Que vient-on chercher à travers la généalogie ?
« On a tous une bonne raison de faire sa généalogie. Cela peut être un nom qui peut nous paraître étrange (cela a été mon cas), un enfant abandonné, un secret de famille, une interrogation sur une filiation, un ancêtre militaire, ou bien des documents qu’on ne comprend pas. Bien sûr, il y a ceux qui viennent nous voir pour remonter le plus loin possible dès fois qu’ils n’aient pas un prince comme ancêtre. En généalogie, on a l’habitude de dire qu’on descend toujours d’un roi et d’un bandit (rires). »
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Odile Lansiaux, présidente de l’association généalogique de l’Anjou. Photo remise