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L’avocat d’Angers a tourné son film Sois gentil en Anjou avec Rufus.... |
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Invité par France Alzheimer, au cinéma les 400 Coups, lundi, Antoine Béguin a présenté en avant-première son dernier court métrage « Sois gentil ». © Ouest-France
Avec son nouveau court-métrage, l’avocat du barreau d’Angers (Maine-et-Loire), Antoine Béguin, espère sensibiliser à la maladie d’Alzheimer. Son film, Sois gentil, déjà primé 20 fois, fait le tour des festivals du monde entier.
L’avocat du barreau d’Angers (Maine-et-Loire), Antoine Béguin, a réalisé un film avec en toile de fond la maladie d’Alzheimer. Il l’a présenté lundi aux 400 Coups.
À part les deux acteurs principaux, Rufus d’Avignon et Maryvonne Schilt, Sois gentils est un film made in Anjou. Pourquoi ce choix ?
Parce qu’il y a des sites magnifiques, c’était l’occasion de les montrer. Et ça revient moins cher de tourner en local. Je vis ici comme avocat au barreau d’Angers et professeur à la fac.
Durant cinq jours en mai 2024, j’ai posé ma caméra à Seiches-sur-le-Loir, Angrie, Segré-en-Anjou Bleu, Loiré, Chazé-sur-Argos, avec une équipe angevine de 15 figurants de Seiches, les techniciens, le producteur Julien Aouidad de Creative Corner, et un acteur Franck Trillot. Tous sont d’ici.
Comment s’est faite la rencontre avec Rufus ?
Je lui ai envoyé mon scénario un matin à 10 h. À 14 h, il me disait oui ! En tant qu’acteur, la maladie d’Alzheimer a toujours été son pire cauchemar. Il rêvait souvent qu’il était sur scène devant mille personnes, et tout d’un coup plus rien, trou de mémoire. Il en a même fait un spectacle. En sortant, le public, qu’il avait fait beaucoup rire, se demandait s’il avait vraiment une panne de texte. Pour lui, mon film était un super sujet.
Comment avez vous fait pour que diriger le couple dont la femme est atteinte d’un Alzheimer ?
J’ai regardé beaucoup de documentaires, et lus des livres. Avec cette histoire où le mari aux apparences pas sympathiques devient gentil avec sa femme qui commence à avoir des absences, j’aborde de façon légère un sujet grave.
J’ai pu m’appuyer sur deux grands acteurs. Ils ont compris d’eux-mêmes le sens de l’histoire.