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Justice : Parricide à Bagneux : "Il a tué sa mère pour la sauver"2 |
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Hier, la cour d'appel d'Angers devait se prononcer sur la responsabilité pénale de l'homme qui avait tué sa mère. Délibéré le 16 juillet. © Sébastien AUBINAUD
Ce matin, devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Angers, la personnalité du jeune homme qui avait tué sa mère de 22 coups de couteau était examinée.
Les faits remontent au 10 janvier 2013, près de Saumur. Un homme de 33 ans, dont les premières bouffées délirantes remontent à l'âge de 20 ans, avait brutalement poignardé sa mère, au domicile qu'il partageait avec elle, à Bagneux.
Ce matin, les psychiatres qui l'ont examiné ont rendu leurs rapports : cet homme calme, gentil, d'humeur triste souffrait bien de schizophrénie "à géométrie variable".
Selon eux, son suivi doit être initié en milieu hospitalier, puis sous forme de contrainte ambulatoire, mettant en avant l'efficacité des traitements actuels.
L'avocat général, Brigitte Angibaud, a insisté sur la nécessité d'éviter la réitération de tels actes. "La psychiatrie en 2014 est loin d'être une science exacte. Le passage obligatoire, c'est bien l'hospitalisation sous contrainte."
Enfin, Me Mikaël Poinson, avocat du prévenu, est revenu sur les faits : "Il avait entendu des voix qui menaçaient sa mère. Il l'a tué pour la sauver ! Désormais, il supporte la responsabilité morale de ce qu'il a commis."
L'affaire a été mise en délibéré au 16 juillet prochain.
Comment voulez-vous que la société aille bien quand ses responsables veulent cacher leur sale travail avec des paroles humanistes ou médicales ? Justice et psychiatrie semblent bien provoquer les malheurs dans la société, car l’une demande à l’autre des soins qui, en fait, n’existent pas à l’heure actuelle…