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Jean-Louis Debré, ancien président du Conseil constitutionnel, est décédé... |
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Jean-Louis Debré avec le portrait dans ses mains de son père, Michel, père de la constitution de la Ve République. © Archives CO
Jean-Louis Debré, ancien ministre de l’Intérieur, président de l’Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel, était passé par tous les postes les plus importants de la Ve République. Il s’est éteint à l’âge de 80 ans dans la nuit du lundi 3 mars au mardi 4 mars 2025.
Jean-Louis Debré, ancien ministre de l’Intérieur, président de l’Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel, est décédé, rapportent Ouest France et l’AFP.
Né à Toulouse (Haute-Garonne), il est le fils de Michel Debré, l’un des pères fondateurs de la Constitution de la Ve République. Diplômé en sciences politiques et en droit public, Jean-Louis Debré était entré dans le gouvernement d’Alain Juppé comme ministre de l’Intérieur, de 1995 à 1997. Il a ensuite présidé l’Assemblée nationale de 2002 à 2007 puis le Conseil constitutionnel de 2007 à 2016, nommé par Jacques Chirac, dont il était un fidèle, alors président de la République.
Il fut membre du RPR et de l’UMP, l’Union pour un mouvement populaire.
Comme nous l’avions écrit en 2022, Jean-Louis Debré, avait plusieurs raisons de se sentir proche de l’Anjou. Des raisons personnelles et historiques. L’hôpital pour enfants d’Angers porte le nom de Robert Debré, son grand-père. La place de la préfecture, à Angers toujours, allait devenir le square Michel-Debré, son père.
Des débuts en politique en Anjou
Jean-Louis Debré, lui aussi, connaissait bien l’Anjou. Il y a même effectué ses débuts en politique. Mais, à l’époque, sans succès. Pendant plusieurs années, au milieu des années 1970, un jeune magistrat tient permanence, chaque lundi, à Baugé. Il s’appelle Jean-Louis Debré et s’intéresse de près au Baugeois et au Nord-Saumurois. On le voit chaque semaine accompagner dans les manifestations publiques et les comices le député d’alors, le gaulliste Paul Boudon. Il apparaît comme le dauphin désigné pour les législatives de 1978 auxquelles le vieux parlementaire pense ne pas se représenter. Mais la réalité va se charger de mettre à mal le scénario initial.
En 1976, Paul Boudon est en effet battu aux élections cantonales dans son canton de Noyant. Du coup, il se sent disponible pour tenter un nouveau mandat de député deux ans plus tard. Il n’est pas question pour Jean-Louis Debré d’affronter son mentor qui sera d’ailleurs battu en 1978 par un autre jeune loup, du nom d’Edmond Alphandéry…