|
Inondations : une habitante découvre un serpent amené par la crue dans son domicile en Maine-et-Loire... |
3
Maine-et-Loire, février 2026. Certains serpents n’ont pas eu d’autres choix que de se coller aux vitres des habitations pour se sauver. © Document remis - SOS Serpent
Après les fortes pluies et la montée des eaux de ces derniers jours, dont la Loire, plusieurs espèces n’ont pas eu d’autres choix que de fuir leurs espaces naturels habituels. Et pour sauver leur vie, certains d’entre eux comme les serpents, n’hésitent pas à se réfugier dans des habitations, comme ce fut le cas chez une habitante de Rochefort-sur-Loire (Maine-et-Loire).
La scène aurait de quoi surprendre plus d’un. Face à la montée des eaux de ces derniers jours et les crues qui ont touché le département de Maine-et-Loire, plusieurs espèces animales ont été contraintes de fuir leurs habitats naturels : des sangliers, des chevreuils, des renards, des lièvres mais aussi... des serpents.
> À LIRE AUSSI | Inondations. La situation sous contrôle dans cette commune des bords de Loire grâce à de puissantes pompes
Il y a quelques heures de ça, la Société herpétologique de Touraine, qui agit également en Maine-et-Loire, a été alertée par une habitante de Rochefort-sur-Loire. Cette dernière confiait avoir eu la surprise de tomber nez à nez avec un serpent dans sa maison inondée, entourée par l’eau
, raconte Cyril Michel, vice-président de l’association et pilote du programme SOS Serpent.
En ligne par téléphone avec l’habitante qui avait envie de nourrir le serpent plutôt que le faire partir de chez elle
, l’association a confirmé à La Rochefortaise qu’il s’agissait d’une couleuvre vipérine
. C’est une espèce inoffensive qui apprécie tout particulièrement le milieu aquatique et qui a l’habitude de se nourrir de têtards ou de petits poissons
, décrypte Cyril Michel.

Maine-et-Loire, février 2026. Certains serpents n’ont pas eu d’autres choix que de se coller aux vitres des habitations pour se sauver. Document remis - SOS Serpent
> À LIRE AUSSI | CARTE. Inondations : une quarantaine d’axes toujours fermés en Maine-et-Loire, deux nouvelles routes rouvertes
Ce dernier rappelle que les serpents, qui normalement à cette période sont en fin de phase de brumation, c’est-à-dire à l’hibernation pour les reptiles
, sont également contraints de s’adapter au changement climatique. Les inondations, plus fortes qu’avant, en sont une partie des conséquences visibles. Les animaux, dont les reptiles, ont été délogés de là où ils ont leurs habitudes
, détaille le spécialiste. Ici, tous les serpents que l’on a savent tous très bien nager
. Cependant, certains sont plus à l’aise que d’autres
, ajoute-t-il.
Si certains ont péri, c’est sûr, emportés par les flots du courant
, d’autres sont parvenus à survivre. Ils regagnent les berges, s’accrochent à ce qu’ils trouvent comme d’habitations où encore des troncs d’arbres pouvant flotter
.

Les serpents qui sont parvenus à atteindre les berges, attendent patiemment la décrue. Document remis - AmphiRept
Prudence lors des manipulations à venir en extérieur
Alors que la décrue s’amorce lentement mais sûrement pour les jours qui viennent, Cyril Michel et les membres de la Société herpétologique de Touraine, invitent les intervenants chargés de débarrasser ce qui a été ramené par les crues
, à la vigilance. Nous rappelons aussi que tous les serpents de France sont strictement protégés car gravement menacés
, conclut-il.
Pratique. En cas de rencontre ou situation le nécessitant vous pouvez appeler le 06 16 10 02 13, et envoyer des photos.