|
Guerre en Ukraine : trois morts à Zaporijjia et à Odessa, explosions à Belgorod… Le point sur la nuit... |
1
Un militaire russe monte la garde à un poste de contrôle près de la centrale nucléaire de Zaporijjia avant l’arrivée d’un l’expert de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). © REUTERS
Trois personnes sont mortes dans une frappe russe à Zaporijjia et à Odessa, a annoncé l’administration militaire locale. Des explosions ont été signalées à Belgorod, où les autorités ont déclaré qu’une frappe de missiles avait causé des dégâts importants. Le président russe Vladimir Poutine a fixé comme « priorité absolue » le développement de ses forces nucléaires. Retour sur les évènements qui ont marqué la nuit du dimanche 22 au lundi 23 février 2026.
Trois personnes ont trouvé la mort dans des frappes russes sur les régions de Zaporijjia et d’Odessa, ont annoncé les autorités locales lundi, à la veille du 4e anniversaire du début du conflit. Deux personnes ont été tuées dans la région d’Odessa (sud), après une première victime dans celle de Zaporijjia (centre), ont annoncé les autorités militaires de ces deux régions.
« Les Russes ont attaqué la ville avec des drones. Une infrastructure industrielle a été touchée et un homme de 33 ans a été tué », a indiqué le chef de l’administration militaire régionale, Ivan Fedorov, précisant qu’un homme de 45 ans avait aussi été blessé.
Le maire de la ville de Kharkiv, plus à l’est, a également fait état d’une « attaque de missiles ennemie ». La nuit précédente, cinquante missiles et des centaines de drones avaient visé la capitale Kiev, faisant un mort.
Ces attaques ont lieu alors que le conflit déclenché par Moscou le 24 février 2022 entrera dans sa cinquième année mardi. Moscou mène quotidiennement des frappes sur l’Ukraine, tuant régulièrement des civils.
Selon un rapport de la mission de surveillance des droits de l’homme de l’ONU en Ukraine (HRMMU) publié début janvier, près de 15 000 civils ukrainiens ont été tués et 40 600 blessés depuis le début de l’invasion russe le 24 février 2022. L’année 2025 a été la plus meurtrière après 2022, avec plus de 2 500 civils tués, selon ce document.
Explosions à Belgorod, en Russie
Des explosions ont été signalées dans la nuit à Belgorod, en Russie, où les autorités ont déclaré qu’une frappe de missiles à grande échelle avait causé des dégâts importants aux infrastructures locales, relate le Kyiv Independent. Des informations font également état d’attaques visant des infrastructures énergétiques et pétrolières ailleurs en Russie.
Le gouverneur de Belgorod, Vyacheslav Gladkov, a déclaré que la ville serait confrontée à des perturbations dans l’approvisionnement en électricité, en eau et en chauffage après les dégâts causés aux installations énergétiques.
De plus, selon la chaîne Telegram Exilenova+, la station de pompage de pétrole de Kaleikino, située dans la république russe du Tatarstan, aurait été attaquée. Cette installation appartient à Transneft-Prikamye et constitue un nœud majeur du réseau russe d’oléoducs, ce qui en fait l’un des maillons essentiels de l’infrastructure de transport pétrolier du pays.
Poutine juge « priorité absolue » de développer les forces nucléaires russes
Le président russe Vladimir Poutine a fixé dimanche comme « priorité absolue » le développement des forces nucléaires russes, après l’expiration du dernier traité de désarmement avec les États-Unis, et promis de continuer à « renforcer » l’armée russe qui combat en Ukraine.
« Le développement de la triade nucléaire, qui garantit la sécurité de la Russie et permet d’assurer efficacement la dissuasion stratégique et l’équilibre des forces dans le monde, reste une priorité absolue », a déclaré M. Poutine lors d’une adresse télévisée aux soldats.
Dans ce court discours à l’occasion de la Journée du défenseur de la patrie en Russie, M. Poutine a indiqué vouloir poursuivre les efforts visant à « renforcer l’armée et la marine, en tenant compte de l’évolution de la situation internationale, sur la base de l’expérience militaire acquise au cours de l’opération militaire spéciale », le nom donné par les autorités russes à l’offensive en Ukraine.
« Nous allons renforcer de manière qualitative le potentiel de tous les types et genres de forces armées, améliorer leur état de préparation au combat, leur mobilité et leur capacité à agir dans toutes les conditions, même les plus difficiles », a-t-il poursuivi.
Ces propos interviennent à deux jours du quatrième anniversaire de l’offensive russe à grande échelle en Ukraine, lancée le 24 février 2022. La Russie et les États-Unis, les deux principales puissances nucléaires, ne sont plus liées par aucun traité de désarmement à ce sujet depuis l’expiration début février de l’accord New Start.
Malgré la fin de cet accord, Moscou a promis de garder une approche « responsable » et de continuer d’observer les limites imposées à son arsenal.
La Corée du Sud condamne une banderole de « victoire » sur l’ambassade russe à Séoul
La Corée du Sud a déploré le déploiement ce week-end sur l’ambassade de Russie à Séoul d’une banderole géante proclamant « La victoire sera nôtre », à quelques jours du quatrième anniversaire de l’offensive russe en Ukraine.
« Le gouvernement sud-coréen a toujours maintenu que l’invasion de l’Ukraine par la Russie était un acte illégal », a déclaré dimanche le ministère sud-coréen des Affaires étrangères dans un communiqué.
« Dans ce contexte, nous avons fait part à la partie russe de notre position concernant l’affichage récent d’une banderole sur les murs extérieurs de l’ambassade de Russie à Séoul et les déclarations publiques de l’ambassadeur de Russie en Corée du Sud », a ajouté cette source.
Ni l’ambassade de Russie ni l’ambassade d’Ukraine en Corée du Sud n’ont répondu dans l’immédiat aux sollicitations de l’AFP. Cet incident intervient juste avant le quatrième anniversaire de l’offensive russe à grande échelle en Ukraine, lancée le 24 février 2022.
La Corée du Nord fournit du matériel militaire et a envoyé des milliers de soldats combattre au côté de Moscou face à l’Ukraine. D’après Séoul, au moins 2 000 d’entre eux ont été tués.
L’ambassadeur de Russie à Séoul, Georgy Zinoviev, a récemment souligné « l’importance de la contribution des troupes nord-coréennes à la libération de la partie sud de la région de Koursk des forces ukrainiennes » à partir de 2024, lors d’une réunion avec des journalistes sud-coréens, selon des propos rapportés par le quotidien Chosun Ilbo.
En 2024, la Corée du Sud avait exprimé sa « grave inquiétude » après la ratification par les députés russes d’un traité de défense entre la Russie et la Corée du Nord. Séoul et Pyongyang n’ont jamais signé de traité de paix à l’issue de la guerre de Corée (1950-1953).