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Guerre au Moyen-Orient : le conflit s’étend en Irak, avec des frappes de l’Iran contre des groupes kurdes... |
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Un incendie près de l’aéroport international d’Erbil le 1er mars 2026, après que de fortes explosions ont été entendues pendant la nuit sur le site qui abrite les troupes de la coalition dirigée par les États-Unis dans la région du Kurdistan irakien. © OSAMA AL MAQDONI / Middle East Images via AFP
L’Iran a affirmé ce jeudi 5 mars avoir tiré des missiles sur les quartiers généraux de forces kurdes en Irak, dans la région autonome du Kurdistan en Irak, qui accueille des troupes américaines. Mercredi, la Maison Blanche confirmé des discussions entre Donald Trump et « des dirigeants kurdes » sur la base américaine du nord de l’Irak.
De nouvelles frappes, qui nourrissent les inquiétudes sur une extension de la guerre à travers le Moyen-Orient et son impact pour l’économie mondiale. L’Iran a affirmé ce jeudi 5 mars 2026 avoir tiré des missiles sur les quartiers généraux de forces kurdes en Irak, dans la région autonome du Kurdistan, qui accueille des troupes américaines. « Nous avons visé les quartiers généraux de groupes kurdes opposés à la révolution au Kurdistan irakien avec trois missiles », indique un communiqué militaire cité par l’agence Irna et rapporté par l’Agence France-Presse.
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Ces nouvelles frappes interviennent six jours après l’offensive menée conjointement par les États-Unis et Israël contre Téhéran. Les deux puissances accusent l’Iran de vouloir se doter de l’arme atomique et de préparer une attaque. Privé de son guide suprême Ali Khamenei - tué dès le premier jour - et de militaires de haut rang, Téhéran réplique depuis par des salves de drones et missiles contre Israël et des cibles américaines et alliées dans le Golfe.
Des discussions entre Donald Trump et « des dirigeants kurdes »
Les bombardements de ce jeudi sur le Kurdistan ont tué un membre d’un groupe kurde iranien en exil, selon un porte-parole. « Les groupes séparatistes ne doivent pas s’imaginer qu’un vent nouveau s’est levé et tenter d’agir », a prévenu Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, cité par l’AFP.
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Mercredi, la porte-parole de la Maison Blanche a démenti les informations de plusieurs médias américains selon lesquelles les États-Unis comptaient armer des milices kurdes contre l’Iran pour susciter un soulèvement. Elle a toutefois confirmé des discussions entre Donald Trump et « des dirigeants kurdes » sur la base américaine du nord de l’Irak.
Un Iran affaibli ?
Au sixième jour de l’offensive de Washington et Israël, les deux puissances affirment que les capacités de riposte iranienne s’essoufflent. Le nombre de missiles iraniens tirés vers Israël diminue « chaque jour », a déclaré mercredi soir un porte-parole de l’armée israélienne. « Nous sommes en position de force maintenant », a assuré de son côté le président américain Donald Trump.
L’Iran a néanmoins lancé, tôt ce jeudi, de nouvelles salves de missiles contre Israël, ont indiqué l’armée israélienne et les médias d’État iraniens, sans faire de victime, selon un premier bilan. À l’aube, Israël a aussi lancé de nouvelles attaques contre le Liban, menant des frappes aériennes pour le quatrième jour, après que son armée a progressé dans plusieurs localités frontalières du sud du pays.
Le Liban a été entraîné dans la guerre après une première attaque contre Israël du mouvement chiite, qui affirmait vouloir « venger » la mort du guide iranien Ali Khamenei. « Nous ne nous rendrons pas », a martelé mercredi soir le chef de la formation pro-iranienne, Naïm Qassem, alors que le pouvoir libanais souhaite qu’il rende les armes.