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Grippe aviaire. « C’est très dur moralement » : 7 500 volailles abattues dans le Haut-Anjou... |
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Canards, poulets, pintades, oies et chapons : l’ensemble des 7 500 volailles de l’élevage La Touche au Tremblay a été abattu (photo d’illustration). © Archives AFP
Mardi 20 et mercredi 21 septembre, l’intégralité d’un élevage du Tremblay, commune déléguée d’Ombrée-d’Anjou, à l’ouest de Segré (Maine-et-Loire), a été abattu après la découverte de cas de grippe aviaire au sein d’un lot de canards.
« C’est la première fois qu’il n’y a plus une seule volaille sur la Touche. » La voix chevrotante d’Annie Bouchereau, l’une des trois associées de la Ferme-auberge La Touche au Tremblay (commune déléguée d’Ombrée-d’Anjou), en dit beaucoup sur l’épreuve qu’elle et ses proches traversent. En moins de 24 heures, de mardi après-midi à ce mercredi midi, ils ont vu l’intégralité de leur élevage abattu : quelque 7 500 canards, poulets, pintades, oies et chapons. La faute à la grippe aviaire qui est de retour dans le Maine-et-Loire.
Les premiers symptômes étaient apparus dans la soirée du dimanche 18 septembre dans un lot de 700 canards, avec une trentaine de morts. « On a contacté notre vétérinaire référent, il nous a demandé de rentrer toutes les volailles. Et lundi matin, il a commencé les prélèvements. » Prises de sang et écouvillons ont rendu leur verdict lundi soir : « Le couperet est tombé. »
« On redémarrait juste l’activité »
Ce mardi 20 septembre, conformément aux règles sanitaires, la direction départementale de la protection des populations (DDPP) a donc lancé l’abattage de l’intégralité de l’élevage. « C’est très dur moralement car on était encore fatigués de la première secousse , explique Annie Bouchereau avec une grosse pensée pour les trois salariés. On redémarrait juste l’activité car même si on n’avait pas été touchés directement, on avait été contraints d’arrêter. » Après trois mois de coupure, le retour sur les marchés ne s’était ainsi effectué que début septembre.
Il faudra de nouveau patienter de longs mois avant de renouer avec l’activité, trop tard pour les fêtes de fin d’année. D’ici là, il va falloir procéder à la désinfection du site, « en trois étapes avec contrôle de la DDPP après chacune pour s’assurer que le virus n’est plus là. »
La ferme-auberge va, elle, poursuivre son activité avec les stocks. « On n’a pas envie de fermer, on réfléchit à la suite, on a des collègues agriculteurs qui font de très bons produits autour, peut-être va-t-on travailler avec eux. »