Accueil Info En France et dans le Monde Gilets jaunes matraqués dans un Burger King en 2018 : à leur procès, des CRS admettent avoir manqué de « lucidité »

Gilets jaunes matraqués dans un Burger King en 2018 : à leur procès, des CRS admettent avoir manqué de « lucidité »

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photo  à leur procès à paris, des crs jugés pour avoir matraqué des manifestants dans un burger king pendant l’acte 3 des « gilets jaunes » en décembre 2018 ont admis lundi avoir manqué de « lucidité » mais exprimé l’amer sentiment d’avoir été « abandonnés ». photo d’illustration.  ©  albin bonnard / hans lucas via afp 1

À leur procès à Paris, des CRS jugés pour avoir matraqué des manifestants dans un Burger King pendant l’acte 3 des « gilets jaunes » en décembre 2018 ont admis lundi avoir manqué de « lucidité » mais exprimé l’amer sentiment d’avoir été « abandonnés ». Photo d’illustration. © ALBIN BONNARD / Hans Lucas via AFP

Neuf CRS sont jugés depuis ce lundi 9 février à Paris, accusés d’avoir violenté des Gilets jaunes dans un Burger King en 2018. Lors de ce premier jour de procès, certains d’entre eux ont admis avoir manqué de « lucidité » le jour des faits.

À leur procès à Paris, des CRS jugés pour avoir matraqué des manifestants dans un Burger King pendant l’acte 3 des « gilets jaunes » en décembre 2018 ont admis lundi avoir manqué de « lucidité » mais exprimé l’amer sentiment d’avoir été « abandonnés », rapporte l’Agence France-Presse (AFP).

Membres à l’époque de la CRS 43 basée à Chalon-sur-Saône, ils doivent répondre devant le tribunal correctionnel, pendant trois jours, de violences volontaires avec plusieurs circonstances aggravantes, et encourent pour certains jusqu’à sept ans de prison et 100 000 euros d’amende.

Des « gilets jaunes » matraqués et frappés à coups de pied

La justice leur reproche d’avoir ce jour-là, troisième samedi de manifestations des « gilets jaunes », matraqué et frappé à coups de pied des manifestants qui s’étaient introduits dans un Burger King à proximité de la place de l’Étoile pour y trouver refuge, sans sommation et sans leur laisser le temps d’évacuer l’endroit, alors qu’ils n’opposaient pas de résistance.

Cet épisode, qui n’a duré que 2 minutes et 37 secondes, a été filmé sous différents angles par des manifestants, des journalistes ou encore des caméras de vidéosurveillance.

L’un des CRS, qui a asséné trois coups de pied à un homme dans le fast-food, se remémore cette journée « surréaliste ». Avec sa compagnie, il est en service depuis 6 h 30 du matin, et « dès 7 h 30 en place sur l’Arc de Triomphe ».

« Un effet tunnel »

« Tout s’est envenimé d’un seul coup, et on s’est retrouvés sur une journée qui a duré 13 heures », avec des manifestants prêts à en découdre. En début de soirée, les affrontements sur la place de l’Étoile se poursuivent, l’air ambiant est saturé de gaz lacrymogènes. Sa section est en train de descendre l’avenue de Wagram quand elle reçoit l’ordre de déloger les occupants du Burger King, soupçonnés d’y effectuer un pillage.

« Pour moi, c’est une méprise sur leurs intentions à ce moment-là », explique le gradé. Le président du tribunal lui demande s’il considère, avec le recul, que ses gestes étaient « adaptés ».

« Aujourd’hui je dirais que non. Je peux le dire avec la lucidité que j’ai aujourd’hui et en regardant ces vidéos », répond le CRS. « Mais sur le moment, j’ai fait du mieux que j’ai pu », ajoute-t-il, soulignant avoir été « dans un effet tunnel » lui empêchant d’analyser les faits avec discernement.

« Je n’avais qu’une envie : que cette journée se termine, et de rentrer chez nous avec le moins de blessés possible », fait-il valoir. « Et si vous étiez replongé dans une situation pareille ? », lui demande encore le magistrat. « J’espère que j’aurais la lucidité de ne pas intervenir comme ça mais je ne peux pas le garantir », répond le CRS.

Pourtant, « on attend de vous une lucidité parfaite, parce que vous êtes armé », rétorque le président. « On n’aurait jamais dû faire une journée aussi longue », souffle le prévenu.

« En temps normal, une intervention comme ça, ça dure trois heures, quatre heures », abonde à sa suite un autre CRS, qui a porté cinq coups de matraque contre une des parties civiles. Or, « on n’a jamais été relevés ».

« J’en veux beaucoup à la hiérarchie de Paris, j’aurais voulu qu’ils pensent à nous, on n’est pas des surhommes », dit-il, en référence à la préfecture de police de Paris.

Un autre de ces hommes est plus virulent. « Ce jour-là, on a été abandonnés, on a été laissés sans renfort, sans moyen, sans manger, sans nourriture, sans pause, de 8 h à 21 h. On a appelé à l’aide et personne n’est venu », enrage-t-il à la barre. « Ce jour-là, on a subi toutes les défaillances de la chaîne de commandement, de tout en haut à tout en bas, et tout en bas c’était nous ».

 
Ouest-France  

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