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Festival d’Anjou. Le bilan de la 68e édition en 15 images... |
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Bruno Salomone, "Euphorique" pour la clôture du festival. © AUBINAUD Sébastien
Marqué par une fréquentation record, le grand rendez-vous du théâtre dans l’Ouest a bénéficié d’un alignement d’étoiles, au propre, comme au figuré.
Le 68e festival d’Anjou s’est achevé samedi soir, avec un spectacle de Bruno Salomone. Retour sur une édition qui a accueilli près de 25 000 spectateurs.
Un subtil cocktail
Les textes classiques ne font pas toujours recette ; Amphitryon, Le dialogue des Carmélites, pour ne citer qu’eux, n’ont pas rempli les gradins du Plessis-Macé. Mais ils sont indispensables dans la programmation pour donner aux spectateurs le goût du beau texte, l’amour d’un théâtre absolu.
Et d’un autre côté, le théâtre musical – Les fiancés de Loches, La Poupée sanglante, Ivo Livi ou le destin d’Yves Montand – apporte une vraie fraîcheur, sans rien céder à l’exigence.
Un concours réussi
Cinq troupes, cinq visions différentes du théâtre, mais un vrai succès public : année après année, le concours des compagnies prend de plus en plus d’importance dans la programmation, tant son niveau s’élève.Un jury sympa. Venus d’horizons différents, le réalisateur Ivan Calbérac, l’actrice Anouchka Delon, le comédien et metteur en scène Xavier Gallais, l’actrice Pauline Lefèvre et le journaliste, scénariste et réalisateur Alain Riou ont tout de suite constitué une équipe infernale – qui finissait ses soirées en karaoké. Leur bonne humeur a irradié cette 68e édition, et leur choix tranché pour le concours des compagnies a démontré leur bon goût.
Une météo clémente
Alors que les deux premières représentations avaient été annulées en raison de la pluie, l’an dernier, le Festival d’Anjou est passé entre les gouttes avec une chance extraordinaire. Il a plu avant des représentations ou juste après, mais jamais pendant !
Une affluence en hausse
Pour sa 68e édition, le Festival est passé à la vitesse supérieure en programmant 27 spectacles et 40 représentations, pour une jauge totale de 31 000 places.
Au total, 25 000 spectateurs ont été comptabilisés, soit 3 000 de plus que l’an passé selon les calculs de Nicolas Briançon, le directeur artistique. Sa création Faisons un rêve a attiré à elle seule 4 000 personnes lors de cinq représentations au Plessis-Macé, à Cholet et à Angers. Le concours des compagnies, au grand théâtre d’Angers, a lui aussi fait recette.
Quant à JoeyStarr, venu scander des discours prononcés à l’Assemblée nationale, il a fait le plein, pour le plus grand plaisir de Nicolas Briançon : « La moitié des gradins était remplie par des spectateurs que je n’avais jamais vus ». Cela correspond à son envie d’ouvrir le festival à un nouveau public.
Une ombre bienveillante
« J’ai passé le Festival entier avec l’image de Jean-Claude Brialy dans ma tête », confiait Nicolas Briançon. « J’ai eu plusieurs fois l’impression de le voir dans les gradins ».