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Festival d’Anjou. Bruno Salomone, ce soir, pour clore la 68e édition... |
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Bruno Salomone multiplie les collaborations. On devrait le retrouver cet été dans deux séries, mais aussi dans un téléfilm sur TF1. © RENAUD CORLOUER
Popularisé par son rôle dans la série TV Fais pas ci, Fais pas ça, le comédien vient ce soir présenter son nouveau spectacle, Euphorique, dans lequel il interprète 43 personnages. Interview.
Entretien
Bruno Salomone, comédien, amuseur.
Quel type de rieur êtes-vous ?J’ai plutôt le rire convivial. J’aimerais bien rire tous les jours, mais ce n’est pas le cas. D’ailleurs c’est un peu le fantasme de l’humoriste, les gens pensent qu’il rit tout le temps, mais non ! On fait rire, c’est différent. Et puis il existe plusieurs formes de rire : les Anglais rient sur des choses grinçantes, nous, les Français avons le côté bon vivant, qui nous fait savourer une bonne grosse blague, à chaud ! Je dois dire que l’humour décalé me séduit particulièrement. J’aime qu’on me surprenne. Dès que c’est convenu, que je sens les ficelles du mec, ça ne marche plus.
Vous avez retrouvé la scène avec Euphorique, un spectacle que vous tournez désormais depuis plus d’un an. Tout cela vous manquait-il ?Cela faisait treize ans que je n’étais pas monté sur scène. Et effectivement, cela me manquait. C’est mental, intellectuel, spirituel, sportif… C’est un partage, une cohésion. C’est une communion avec les spectateurs, c’est une messe !
De quel personnage vous rapprochez-vous le plus ?Même si je n’y pense pas en écrivant le spectacle, il y a des choses que j’ai vécues à l’intérieur. Il faut cependant très bien me connaître pour les trouver… Non, les moments que je préfère, ce sont ceux où je joue le moins.
Votre spectacle est écrit à quatre mains avec Gabor Rassov, qu’avez-vous apporté l’un et l’autre ? Et comment vous êtes-vous préparé à cette performance ?Ce n’est pas un truc qui s’est fait du jour au lendemain ! J’avais l’idée, plus ou moins de l’histoire et des personnages. Je voulais quelque chose de théâtral, de comique, de fort. Gabor Rassov m’a aidé à relever ce nouveau défi. Il y a eu l’écriture, la mise en scène et les répétitions bien sûr. D’ailleurs, je ne voulais pas spécialement faire 43 personnages, mais ils sont venus, les uns après les autres et j’aurais pu en faire plus.Mais je n’ai pas fait de marathon ! J’ai juste arrêté de fumer pendant l’écriture. J’avais besoin de mon souffle et de ma voix, ça m’a motivé !
Vous jouez ici 43 personnages ; dans Fais pas ci, Fais pas ça, Denis Bouley change de travail comme de chemise… Vous arrivez à vous décider dans la vie ?C’est vrai qu’il y a de moi dans le personnage de Denis Bouley ! Je me suis longtemps cherché, j’ai fait pas mal de petits boulots, en vente, en restauration, dans l’animation… Un peu comme lui. Mais tous m’ont permis de m’ouvrir au monde, et de faire ce que je fais aujourd’hui.
Quand pourrons-nous voir Euphorique au cinéma ?Je suis en train de l’adapter. Depuis le début, ce spectacle a été pensé comme une histoire. Mais ce n’est pas du tout le même travail. Je ferais plusieurs personnages, mais il y aura aussi d’autres acteurs. C’est vraiment une aventure !
Samedi 1er juillet, à 21 h 30, au château du Plessis-Macé. 32 € / 16 €. festivaldanjou.com