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États-Unis : une famille porte plainte pour le placement en détention d’une enfant de 18 mois par l’ICE... |
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Une manifestation contre la police de l’immigration américaine (ICE) à New York, aux États-Unis, le 23 janvier 2026. © DECCIO SERRANO / NurPhoto via AFP
D’après une plainte déposée par une famille vénézuélienne aux États-Unis ce vendredi 6 février, une enfant de 18 mois a été arrêtée par les agents de l’immigration (ICE) et incarcérée dans un centre de détention au Texas, où elle est tombée gravement malade le 1er janvier. Hospitalisée avant d’être incarcérée de nouveau, elle aurait été privée de soins, mettant sa vie en danger.
Nouvelle polémique après une intervention des agents de l’immigration (ICE) aux États-Unis. Les parents d’une enfant de 18 mois ont déposé plainte, vendredi 6 février 2026, après que celle-ci a été détenue pendant des semaines à Dilley, au Texas. La fillette est tombée gravement malade durant sa détention et a dû être hospitalisée, avant d’être incarcérée de nouveau, rapporte BFMTV .
Originaire du Venezuela et arrivée sur le sol américain en 2024, la famille avait été arrêtée le 11 décembre 2025 et transférée au centre de détention texan. L’enfant a été touchée par une forte fièvre, accompagnée d’importantes difficultés respiratoires et de vomissements, le 1er janvier.
Privée de soins en détention
Elle n’a été transportée à l’hôpital que deux semaines plus tard, le 18 janvier. Les médecins lui ont alors diagnostiqué plusieurs maladies dont le Covid-19, le virus respiratoire syncytial (VRS), une bronchite virale et une pneumonie, nécessitant sa mise sous oxygène. Mais après une dizaine de jours d’hospitalisation, la petite fille a été une nouvelle fois placée en détention, où elle aurait été privée de ses médicaments, de son nébuliseur mais également de ses compléments alimentaires, lui faisant perdre 10 % de son poids.
« Le bébé n’aurait jamais dû être détenu. Elle a failli mourir à Dilley », a réagi l’avocate de la famille, qui dénonce notamment ses conditions de détention. D’après elle, d’autres enfants du même centre n’ont accès ni à une alimentation saine ni aux produits de premières nécessités. Selon la plainte, les parents et leur enfant ont depuis été libérés et prévoient de demander l’asile aux États-Unis.