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Erdre-en-Anjou. « Le théâtre, un loisir bien agréable »... |
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Le metteur en scène Jean-Michel Harouy, côté jardin. © CO
Entretien
Une troupe de théâtre amateur, c’est avant tout un collectif qui module au fil des années : certains ne font que passer quand d’autres enchaînent des décennies de bons et loyaux services. Mais la pièce maîtresse reste le metteur en scène qui donne corps au projet théâtral. Jean-Michel Harouy accepte de jouer ce rôle de chef d’orchestre aux Tréteaux d’Emérance, il explique sa démarche.
Vous êtes Pouëzéen depuis longtemps ?
Jean-Michel Harouy : « Nous sommes arrivés à La Pouëze il y a presque vingt ans maintenant, nous habitions à Soudan, en Loire-Atlantique. J’étais enseignant en sciences de la vie et de la terre dans un collège à Pouancé puis j’ai été muté dans un lycée sur Angers. Notre arrivée ici correspond plus à une opportunité à saisir. Aujourd’hui, je profite de ma retraite dans ce village du Haut-Anjou ».
Et le théâtre dans tout ça ?
« À Soudan, je faisais partie de la troupe Les Baladins, d’abord en tant qu’acteur. Puis les circonstances ont fait que je suis devenu metteur en scène. Le théâtre, c’est un loisir bien agréable, je savais que d’une façon ou d’une autre j’allais revenir à cette passion. Puis, deux actrices locales, au cours d’une discussion, m’ont proposé ce challenge. Suite à l’assemblée générale de la troupe, jeudi 19 février, j’ai accepté cette responsabilité pour le prochain spectacle qui sera joué en mars 2026. »
Comment cela va se dérouler ?
« J’ai expliqué comment fonctionnait la troupe Les Baladins et j’ai proposé d’adapter cette procédure ici, ce qui a été accepté. Je vais donc lire plusieurs pièces de mon choix et je soumettrai, au mois de juin, cette sélection au reste de la troupe. Nous nous retrouverons et la décision finale reviendra au collectif. Il s’agira de toute façon d’une comédie en trois actes d’une durée d’environ une heure et trente minutes. Ce qui est sûr, c’est que je me réjouis d’avance de cette nouvelle aventure théâtrale avec cette troupe historique et motivée. De plus, nous bénéficions d’un outil idéal, le théâtre de l’Ardoise mérite qu’on s’occupe de lui. »