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Environnement : pour ses trente ans, le Parc Loire-Anjou-Touraine va s’étendre... |
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La présidente du parc, Sophie Tubiana, et le directeur, Thibault Meurgey. © Ouest-France
Il fêtera trois décennies d’existence en 2026, se dote d’une nouvelle charte 2025-2040 et annonce l’extension de son périmètre avec 17 communes supplémentaires entre Indre-et-Loire et Maine-et-Loire.
Il fait déjà partie des cinq plus importants parcs naturels régionaux de France, qui en compte 59 : le PNR Loire-Anjou-Touraine gagne encore de la surface avec neuf communes supplémentaires en Indre-et-Loire et huit en Maine-et-Loire. Désormais, il est composé de 129 communes et espère obtenir, en fin d’année, le renouvellement de sa labellisation Parc naturel régional. « La charte 2025-2040 est prête. C’est notre colonne vertébrale. Ce parc est un bien commun, d’intérêt général. On n’y fait pas de politique. Les élus qui le composent sont de tous bords, souligne la présidente, Sophie Tubiana. Nos trois défis à relever sont : renforcer la qualité des paysages et la biodiversité, s’engager dans la sobriété et la résilience et renforcer les coopérations. »
Labels pour les vignerons
Aujourd’hui, le parc veut aller plus loin et sollicite la labellisation Ramsar (relative à la conservation des zones humides), pour la zone Loire et confluences, de Montsoreau aux Ponts-de-Cé, et la vallée du Thouet. Cinquante-cinq sites sont déjà labellisés en France dont le lac de Grand Lieu (Loire-Atlantique) et le golfe du Morbihan (Morbihan). « Cela nous donnerait une visibilité internationale encore plus grande, souligne Thibault Meurgey, directeur. En 2026, nous souhaiterions labelliser des vignerons. La viticulture est très présente ici, nous comptons dix-sept appellations d’origine contrôlée (AOC). »
Autre nouveauté annoncée pour 2026, la mise en place d’un observatoire photographique du paysage, afin d’observer les transformations à l’heure du réchauffement climatique. « Nous voyons évoluer les essences d’arbres et revenir des espèces qui ne migrent plus ou avaient disparu, comme le balbuzard pêcheur, la cigogne noire, l’élanion blanc, le castor et la loutre. C’est une satisfaction pour nous, explique la présidente. La préservation des espèces est une de nos priorités. » Pour y parvenir, le parc dispose d’un budget de trois millions d’euros, dont les deux principaux pourvoyeurs sont les régions Pays de la Loire et Centre-Val de Loire.