Accueil Info Info en continu ENTRETIEN. Maine-et-Loire : après la folie Starmania, Alex Montembault va chanter là où il a grandi

ENTRETIEN. Maine-et-Loire : après la folie Starmania, Alex Montembault va chanter là où il a grandi

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photo  alex montembault se produira sur la scène du théâtre de la chaise rouge à pouancé à trois reprises : vendredi 19 et samedi 20 avril, à 21 h, et dimanche 21 avril, à 15 h. un retour aux sources pour lui après la folle aventure starmania.  ©  lucie bascoul 5

Alex Montembault se produira sur la scène du théâtre de La Chaise rouge à Pouancé à trois reprises : vendredi 19 et samedi 20 avril, à 21 h, et dimanche 21 avril, à 15 h. Un retour aux sources pour lui après la folle aventure Starmania. © Lucie Bascoul

Révélé au grand public par Starmania, à l’automne 2022, Alex Montembault (25 ans le mois prochain) se produit désormais en solo. Durant trois jours, du vendredi 19 au dimanche 21 avril 2024, il sera sur la scène du théâtre de La Chaise rouge à Pouancé, dans ce coin de Maine-et-Loire qui l’a vu grandir. Entretien.

Après avoir ému des dizaines de milliers de spectateurs dans le rôle de Marie-Jeanne, dans le Starmania revisité par Thomas Jolly, Alex Montembault a choisi de se lancer en solo. Durant trois jours, du vendredi 19 au dimanche 21 avril, il investira le théâtre de La Chaise rouge à Pouancé, commune déléguée d’Ombrée-d’Anjou (Maine-et-Loire). À quelques heures de se produire devant un public qui la connaît très bien, l’artiste non-binaire se confie.

De vendredi à dimanche, vous serez sur la scène de La Chaise rouge, à Pouancé. C’est une sorte de retour aux sources…

Tout à fait. Je suis installé à Paris depuis trois ans et ça fait longtemps que je ne suis pas venu jouer dans la région de Pouancé. La dernière fois, c’était avec mes sœurs (Alice et Sarah) et notre groupe Pottok on the Sofa.

Lire aussi : Alex Montembault à Starmania, « la récompense de son immense travail »

« Plus impressionnant que d’être dans un Zenith »

Que ressentez-vous à l’idée de revenir jouer ici ?

Ça me fait plaisir même si, honnêtement, je suis un peu stressé. C’est plus impressionnant de me retrouver sur la scène de L’Herberie, avec des visages familiers et dans un endroit que je connais, que dans un Zenith devant 6 000 personnes où on ne se rend pas vraiment compte. J’ai quand même hâte d’être à ces trois dates. Il y aura pas mal de monde puisque c’est complet le vendredi et le samedi. Il reste des places pour le dimanche (1). Je suis content de rentrer à la maison.

Quand on naît dans la famille Montembault, se lancer dans la musique coule de source…

Ça a été très évident pour moi d’en faire mon métier. Quand on a des modèles comme mes parents, qui en ont fait le leur, ou mon grand-père (2), c’est assez naturel de suivre cette voie-là. On a commencé très jeunes à faire de la musique, c’est devenu comme un langage pour nous. Assez rapidement, je me suis rendu compte que je voulais en faire mon métier même si je me suis un temps posé la question à 16-17 ans.

photo alex montembault a interprété «marie-jeanne» dans le starmania de thomas jolly. une expérience « hors normes » et « très très intense. »  ©  anthony dorfmann

Alex Montembault a interprété «Marie-Jeanne» dans le Starmania de Thomas Jolly. Une expérience « hors normes » et « très très intense. » ANTHONY DORFMANN

Si ça n’avait pas été la musique, qu’aviez-vous envisagé comme voie professionnelle ?

D’être prof d’allemand. À la fin du collège, j’avais décidé de rentrer en bac français et allemand mais ça n’a pas fonctionné donc j’ai opté pour littéraire et musique au lycée Joachim-du-Bellay à Angers.

« J’avais besoin de me remettre le nez dans mes chansons »

Vous allez vous produire en solo ce week-end. C’est quelque chose que vous souhaitiez de longue date ?

Ça s’est façonné assez tard. J’ai commencé à écrire des chansons assez jeune, vers 14-15 ans, mais jamais dans l’optique de les jouer seul sur scène. J’ai composé pour le groupe avec mes sœurs, j’ai fait partie de groupes plutôt en tant que claviériste ou guitariste lorsque j’ai fait mon école de jazz à Tours (Indre-et-Loire). Mais jamais je m’étais dit que j’avais envie d’évoluer seul sur scène. L’occasion s’est présentée quand j’ai posté quelques chansons sur les réseaux sociaux. J’ai été repéré à Paris donc j’ai déménagé pour vivre mon projet solo. C’était il y a trois ans. Je pense que j’avais besoin d’être entouré pour me construire avant de m’émanciper.

photo en 2021, alice, alex et sarah montembault, qui constituent le groupe pottok on the sofa, s’étaient illustrés dans l’émission télévisée the voice.  ©  lionel guericolas / tv / bureau233

En 2021, Alice, Alex et Sarah Montembault, qui constituent le groupe Pottok on the sofa, s’étaient illustrés dans l’émission télévisée The Voice. Lionel Guericolas / TV / Bureau233

Après la grandeur de Starmania, c’était important pour vous de renouer avec un côté plus intimiste ?

Oui, j’avais besoin de remettre le nez dans mes chansons, ma musique. J’ai appris énormément avec Starmania mais j’avais prévu d’y rester un an et demi - deux ans, et de me reconsacrer à mon projet à temps plein.

« Starmania, c’est comme si on était devenu des athlètes du spectacle »

Ça veut dire que Starmania, désormais, c’est fini pour vous…

C’est envisageable de revenir ponctuellement sur des périodes définies mais en tout cas, je ne fais plus partie du casting principal pour la tournée qui va reprendre le mois prochain.

Lire aussi : Alex Montembault, la Marie-Jeanne de Starmania

Que retenez-vous de cette expérience assez grandiose ?

C’est vraiment hors normes comme projet. Que ce soit sur le point musical, sur le point du public. Le nombre de spectacles joués par semaine, c’est une expérience très très intense. C’est comme si on était devenu des athlètes du spectacle, ça demande d’avoir une hygiène de vie irréprochable pour pouvoir être en forme tous les jours, avoir un système immunitaire à bloc parce que l’on ne peut pas être malade. Ce sont des choses auxquelles on ne pense pas forcément de l’extérieur. Le spectacle Starmania fait partie intégrante du quotidien. On se lève Starmania, on se couche Starmania. C’est aussi une expérience humaine incroyable car on est beaucoup sur les spectacles : une quinzaine de chanteurs, une quinzaine de danseurs, plus tous les techniciens, les équipes de production, etc. C’est génial. J’ai beaucoup appris, y compris à travailler ma voix. C’est très positif comme expérience.

photo véronique sanson a été la « première claque musicale » d’alex montembault.  ©  archives ouest-france

Véronique Sanson a été la « première claque musicale » d’Alex Montembault. Archives Ouest-France

Vous avez pu mesurer l’aura que vous avez acquise avec Starmania ?

Je ne sais pas trop. Je vois bien que quelque chose s’est passé mais j’essaie de garder les pieds sur terre et de rester concentré sur ma productivité. Garder un rapport sain à tout ça. Je pense aux réseaux sociaux notamment, on peut vite perdre les pédales quand les chiffres commencent à monter. Ça fait se poser un peu de questions mais au final, j’essayais de ne pas faire attention à tout ça et de rester moi-même le plus possible.

« Véronique Sanson a été ma première claque musicale »

Revenons à votre spectacle : quelles sont vos sources d’inspiration, qu’est-ce qui vous a bercé dans votre jeunesse ?

J’ai beaucoup écouté Véronique Sanson, je dirais que c’est mon influence principale. J’ai commencé à écouter sa musique assez jeune, je devais avoir 12 ans, ça a été ma première claque musicale. C’est une artiste super importante pour moi, comme la musique de Michel Berger. Dans un genre différent, j’écoute pas mal de rock progressif des années 70, des groupes comme Kansas ou Steps Ahead, même Supertramp ou Toto… Mes parents écoutaient ça. J’aime bien toutes les complexités musicales qu’on peut y retrouver. J’essaie d’ailleurs de glisser quelques clins d’œil dans ma musique parfois. La chanson française et le jazz-rock des années 70, ça résume bien mes influences.

Comment définiriez-vous votre musique ?

C’est difficile à exprimer en quelques mots. Ce sont des chansons assez intimistes, en français.

Avec des thèmes particuliers ?

Je parle pas mal de l’amour, comme beaucoup de chanteurs et chanteuses, de la mort, d’émancipation, de sentiments de manière générale quand on réalise que l’on est en train de grandir et que l’on prend conscience de certaines choses de notre vie. C’est beaucoup d’introspection.

Vous êtes un artiste non-binaire, est-ce quelque chose que vous évoquez dans vos chansons ?

Non pas du tout. Quand je parlais d’introspection, de remise en question, ce sont des sujets que j’aborde dans mes chansons mais pas de manière précise par rapport à mon identité ou les questions de genre.

« J’espère sortir un projet d’ici début 2025 »

Quels sont les projets à venir ?

Je suis en train d’écrire mon projet. Je suis signé en label (Naïve) depuis l’été 2023 donc j’ai toute une équipe autour de moi. Et maintenant que je ne fais plus partie de Starmania, j’écris beaucoup, j’essaie de développer mon répertoire pour, je l’espère, sortir un projet d’ici début 2025

Vous le disiez, Starmania prenait beaucoup de temps et d’énergie, mais arriviez-vous à alterner avec l’écriture ?

C’est impossible de concilier les deux. J’ai essayé à des périodes de me remettre dans mon projet mais, pendant Starmania, c’est vraiment difficile de se concentrer et d’être performant sur les deux pans. C’est tellement physique, c’est tellement d’énergie, c’est difficile de ne pas rester concentré 100 % sur Starmania. Il y a beaucoup de charges mentales entre guillemets car ce sont des sujets forts et si on veut pouvoir transmettre une émotion, il faut pouvoir vivre à 100 % ce que l’on raconte, il faut être focus. Donc j’ai eu du mal à concilier les deux et là, depuis février, je ne suis plus sur Starmania donc j’ai fait des résidences d’écriture pour me remettre dans mon projet. J’ai préféré consacrer l’année et demie à Starmania en ayant conscience que j’allais peu écrire pendant ce temps-là. C’est comme quand un artiste est en tournée, il prend du temps après pour écrire son projet suivant.

Vous évoquiez Pottok on the Sofa en début d’entretien. Est-ce qu’un jour, vous pourrez refaire quelque chose avec vos sœurs ?

Pour l’instant, ça n’est pas absolument pas prévu. On est chacun et chacune occupés dans nos projets respectifs mais on reste de la même famille donc on sera probablement amenés, plus tard, à refaire des choses ensemble.

(1) https://lachaiserouge-compagniepatrickcosnet.com

(2) La maman Valérie est professeure de violoncelle au conservatoire d’Angers, le papa Jacques pianiste et comédien à la compagnie Patrick-Cosnet, le grand-père Marcel faisait partie de la fanfare de Pouancé et a cofondé l’école de musique de la commune.

 
Emmanuel ESSEUL.    Ouest-France  

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