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ENTRETIEN. Claire Romain : « J’aimerais jouer dans une comédie musicale »

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photo  claire romain dans le rôle de rose, dans « montmartre ».  ©  © julien panié / authentic prod/ 1

Claire Romain dans le rôle de Rose, dans « Montmartre ». © © JULIEN PANIÉ / AUTHENTIC PROD/

Dans « Montmartre », actuellement diffusé sur TF1, Claire Romain incarne Rose, une jeune blanchisseuse qui tente de s’extraire de son milieu social. Son expérience dans « Ici tout commence », le tournage de la prochaine saison de « Cat’s Eyes », son parcours éclectique… La comédienne de 30 ans s’est confiée à Ouest-France.

Elle incarne la douce Rose, dans la série d’époque Montmartre en cours de diffusion sur TF1 . Mais aussi l’impulsive Alexia Chamade, la plus jeune des trois sœurs héroïnes de la fiction adaptée du célèbre manga Cat’s Eyes , dont la saison 2 est en cours de tournage.

De l’Oise, où elle est née, à Paris, en passant par Barcelone et New York, l’actrice Claire Romain a la bougeotte et multiplie les projets. D’humeur joyeuse et enthousiaste, la comédienne s’est livrée sur son parcours, à l’aube de ses 30 ans et en plein dans une carrière dynamique, à son image. Entretien.

Qu’est ce qui fait, selon vous, la force de Montmartre  ?

C’est rythmé, et les personnages ont vraiment chacun une vraie identité forte et incarnée. À l’origine, ce sont trois milieux sociaux complètement différents, qui n’ont rien à voir les uns avec les autres de prime abord. Entremêler toutes ces histoires, ces situations, je trouve que c’est ce qui rend le résultat encore plus fort. Il y a aussi du contraste entre le spectacle de cabaret, son apothéose, tandis que mon personnage est dans une descente aux enfers.

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Justement, vous avez dû tourner des scènes assez dures, comme celles dans la maison close. Comment les avez-vous vécues ?

On avait une coordinatrice d’intimité, l’ambiance était très bienveillante et on a tourné ces scènes en équipe réduite. Louis (Choquette, le réalisateur) voulait que cette violence soit suggérée à l’écran et pas vraiment montrée. Que chacun puisse aussi se faire sa propre représentation. Mais c’est vrai que psychologiquement, c’était dur. Je me suis renseignée sur les conditions pour chaque scène où je trouvais que mon personnage avait des enjeux. Par exemple, l’accouchement. Je ne suis pas encore maman dans la vraie vie. Pareil pour la pneumonie, j’ai discuté avec une infirmière qui m’expliquait les symptômes : la fièvre, l’eau dans les poumons qui créé un râle. Donc j’essayais de faire cette respiration pour arriver au plus juste, au plus crédible.

Est-ce que ce sont des enjeux très différents de ce que vous avez connu dans vos précédents rôles ?

Complètement. C’est drôle parce que, inconsciemment, je suis plus tournée de manière générale vers des rôles où la femme a une place importante, est très engagée. Là, Rose est un personnage très doux, qui a une fragilité et une candeur. Mais tout en faisant preuve d’une vraie force de courage et de résilience. Et puis, je n’avais jamais joué dans une fiction d’époque : il faut appréhender le costume, le corset… À l’époque, elles portaient ça tout le temps, c’est dingue !

On imagine que cela demandait une longue préparation…

Ça représentait tous les jours environ deux heures de préparation, d’autant plus que je portais une perruque cheveux longs. Je portais aussi des « fausses fesses », des bottines à talons… Mes scènes étaient des épreuves. À la fin, j’en rigolais et je disais « elle est fanée la Rose ! » (rires) Mais malgré tout ce qu’il lui arrive, malgré ces péripéties horribles qu’elle traverse, elle garde une foi en l’humanité et c’est ce que je retiens le plus de ce projet. Après, tu ne peux que positiver.

Aussi dans votre vie actuelle ?

Oui, dans la vie de tous les jours parce qu’à l’époque, c’était vraiment comme ça. Nos grands-mères et les générations encore avant, vivaient de cette manière, dans cette lutte constante pour exister, tout simplement.

Parmi les thématiques que porte la série, lesquelles vous ont particulièrement touché ?

Pour moi, le féminisme, bien évidemment, mais aussi les liens familiaux. Je compare avec ma vie personnelle, car ma sœur habite en Angleterre. On se retrouve à des repas de famille, mais il y a parfois cette gêne qui est installée, car on n’a pas vécu ensemble et on évolue différemment. C’est intéressant de représenter ça à l’écran.

Connaissiez-vous les autres membres de votre « fratrie » à l’écran ?

C’est drôle parce qu’Alice (Dufour, qui incarne Céleste) avait joué dans Alphonse (série sortie en 2023), comme moi ! Sauf que, dans la série, il y avait beaucoup de flash-back, et on n’a jamais tourné ensemble vraiment. Mais c’était hypercool de se revoir. J’avais joué aussi avec Thibault de Montalembert dans Soleil Noir. Dans Montmartre, il est super en juge.

Comment vous êtes vous retrouvée à incarner Rose ?

En fait, j’avais passé le casting à l’origine pour le rôle de Céleste. J’ai fait la scène dans le premier épisode, où elle doit se dénuder. Le premier retour que j’ai eu était que c’était très bien, mais que j’étais un peu trop jeune pour ce rôle. Et je pense que je n’aurais jamais pu faire un quart de ce qu’a fait Alice en danse ! Ensuite, on m’a proposé de passer l’audition pour Rose. Je me suis dit, « OK, je vais faire les choses à fond ! » J’ai enfilé une robe qui faisait un peu époque, j’ai demandé à ma grand-mère des chaussures… J’adore me mettre dans l’univers de la série quand je passe un casting.

Cette ambiance parisienne vous parle ?

Alors, je ne suis pas Parisienne de naissance, contrairement à ce qui est écrit sur Wikipédia (rires). Je suis née à Beaumont-sur-Oise, et j’ai vécu huit ans en Espagne, de mes 17 à mes 25 ans. Puis je suis partie à New York en résidence artistique, parce que je peins aussi. Ensuite, il y a eu le Covid, je suis rentrée en France. Et puis tout s’est enchaîné, notamment avec Ici tout commence. Aujourd’hui, j’habite à Montmartre ! C’est fou de voir représenté cet ancien Paris, de voir l’évolution de ce quartier.

Votre personnage Ambre a quitté « Ici tout commence » en 2023 après deux ans et demi à l’écran. Un départ définitif ?

À la base, j’étais censée revenir, puis j’ai finalement enchaîné sur d’autres projets. J’ai encore des affaires là-bas d’ailleurs (rires). Pour l’instant, ce n’est pas prévu, mais on ne ferme aucune porte. Si je reviens, j’aimerais revenir avec une intrigue, par exemple liée à ceux qui sont aussi partis : Thomas, Axel, Nico, Greg, Eliot… Voir un peu ce qu’ils sont devenus, je trouve ça très intéressant. Mais revenir dans le cursus scolaire de l’Institut Auguste Armand, pas forcément. Même si ça a été hyper formateur. La quantité de pages de textes… On pouvait avoir trente pages par jour ! C’est fou que le cerveau a pu emmagasiner autant.

L’expérience a dû être très fondatrice…

Complètement. Sur Cat’s Eyes, je m’équipais toute seule et ça étonnait tout le monde. Sur les feuilletons, on doit être très rapide, donc tu apprends, tu fixes ton micro, et en même temps on te fait ton raccord maquillage. J’ai adoré cette expérience, et jouer avec tellement de comédiens différents apprend aussi l’adaptation.

Vous aimeriez jouer dans d’autres feuilletons ?

Oui ! Là, je m’éclate dans la saison 2 de Cat’s Eyes. C’est toujours aussi intense et physique. Mais j’ai un prochain projet, dans une série dont je ne peux pas trop parler… Ça va être un autre registre tout aussi surprenant.

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Comment avez-vous reçu le succès de la première saison de « Cat’s Eyes » ?

On était hyper heureux de voir que ça avait été aussi bien accepté. Bien évidemment, il y a aussi les puristes du manga qui n’étaient pas forcément 100 % avec nous. Par exemple, quand ils nous demandaient pourquoi les héroïnes ne courent pas en talons aiguilles sur les toits ! (rires) Mais c’est pour ça que j’avais peur de cette deuxième saison, je me suis dit, mais qu’est-ce qu’ils vont pouvoir inventer ? En tout cas, c’est très intéressant parce qu’on verra les Cat’s Eyes hors les murs de la capitale.

Vous avez notamment tourné au Mont-Saint-Michel, début octobre. On peut s’attendre à de nouvelles sacrées cascades ?

Oui ! C’est chaud, il y a une scène où je suis dans un cachot, avec de l’eau qui monte… J’ai douillé ! Et le vertige, olala. Heureusement, on est très bien encadrées, et j’ai de la chance aussi d’avoir deux « sœurs » (Constance Labbé et Camille Lou) qui n’ont aucun vertige, ou en tout cas elles le cachent bien ! Il y a de la fierté d’arriver à faire ça. C’est pour ça aussi que j’adore ce métier.

À quel point avez-vous baigné, petite, dans cet univers ?

Ma maman est costumière et mon beau-père est chef machiniste. Quand j’étais petite, je ne parlais pas du tout. Donc, mon père m’a envoyé prendre des cours de théâtre. Je pense qu’on devrait vraiment mettre ces cours à l’école. Pour le lâcher prise, ne pas se prendre trop au sérieux… Même si moi, à la base, je voulais faire du set design, de la décoration de plateaux de tournage. C’est d’ailleurs ce pourquoi je suis partie étudier à Barcelone. J’ai commencé mes premiers jobs sur des clips pour la chanteuse Rosalía. Un jour, la réalisatrice vient me voir en urgence car une comédienne n’avait pas pu venir. Pas le choix, j’enfile le costume ! Et là, un agent m’a repérée, j’ai commencé à bosser dans la pub, à faire des photos. Le principe de jouer, c’est fou. Toute ta vie, tu t’amuses, tu expérimentes. Et je trouve ça fou aussi d’avoir toutes ces équipes, cette fourmilière sur un plateau, et toi, tu es la dernière pièce de l’édifice.

On oppose souvent télévision et cinéma… En tant qu’actrice qui a joué dans ces deux mondes, quel est votre point de vue ?

Je pense que tout est très compatible. Je décide de faire tel ou tel casting parce que le projet me plaît, pas selon la plateforme. La série Alphonse a été réalisée par Nicolas Bedos, qui avait fait du cinéma. Il savait que ça allait être diffusé sur Prime Video et disait qu’il y avait plus de chances que ce soit vu ! Aujourd’hui, les gens se tournent plus vers le streaming, pour un certain nombre de raisons : une place de cinéma coûte cher, tu ne peux pas arrêter ton film quand tu veux ou manger devant… Être exposé sur une plateforme permet aussi d’accéder à un public international. Et c’est vrai que c’est un futur que j’aimerais bien. J’ai la chance de parler trois langues parfaitement.

Un réalisateur vous fait rêver ?

J’adore Damien Chazelle. Et c’est marrant, car à la première lecture de Montmartre, ça m’a fait penser à son film Babylone. Et Yuki, cheffe costumière sur Cat’s Eyes, revenait aussi d’un projet avec Damien Chazelle… Il est partout autour de moi ! (rires) En plus de ça, j’aimerais bien jouer dans une comédie, voire une comédie musicale.

Vous avez récemment fêté votre 30e anniversaire. Quel bilan faites-vous de votre carrière à cet instant ?

Je me sens très reconnaissante, parce que je joue encore des rôles très jeunes, et à la fois je sens que j’arrive dans un entre-deux où on me propose des rôles un peu plus leaders, matures. Dans cette saison 2 de Cat’s Eyes, on voit une Alexia qui a grandi, qui prend plus de risques, plus de décisions par elle-même. C’est intéressant de pouvoir faire ce double jeu.

 
Propos recueillis par Elvire SIMON.    Ouest-France  

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