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ENTRETIEN. Christophe Castaner : « Ceux qui crient fort ne représentent pas la majorité »... |
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Christophe Castaner, président du groupe LREM à l’Assemblée nationale sera à Angers pour les journées parlementaires du groupe en présence d’une trentaine de ministres, 300 parlementaires et le premier ministre. © AFP
Christophe Castaner, président du groupe LREM à l’Assemblée nationale sera à Angers à partir du dimanche 5 septembre et jusqu’au mardi 7 septembre pour les journées parlementaires du groupe en présence du Premier ministre Jean Castex, d’une trentaine de ministres et près de 300 parlementaires. Il sera question des élections présidentielles et législatives alors que les anti-passe sanitaire poursuivent chaque week-end leurs actions contre les choix du gouvernement.
À quelques mois de la Présidentielle 2022, le président du groupe La République en marche (LREM) à l’Assemblée nationale, Christophe Castaner, sera à Angers (Maine-et-Loire) à partir de dimanche 5 septembre à l’occasion des journées parlementaires du groupe politique. Il accompagnera le Premier ministre Jean Castex, une trentaine de ministres et près de 300 parlementaires.
Dès dimanche soir, Angers accueillera les journées parlementaires du groupe LREM. Elles lancent une année particulière puisque les élections présidentielles se déroulent dans huit mois et les législatives dans dix mois. En quoi consistent ces rendez-vous ?
Nous allons nous retrouver pour la rentrée de la majorité présidentielle. C’est à la fois un moment convivial et studieux. Mais c’est effectivement un moment important d’un point de vue politique puisque nous avons des échéances électorales cette année. Après plus d’un an et demi de contraintes fortes, ces journées vont rassembler une trentaine de ministres, mais aussi près de 300 parlementaires autour du Premier ministre qui se déplacera lundi et mardi prochains à Angers.
C’est la première fois qu’un évènement, en province, réunit tout le gouvernement ?
Tout le gouvernement ne sera pas présent, mais effectivement de nombreux ministres vont participer à nos tables rondes et resteront à Angers les deux journées. Il y a un an, certains critiquaient notre groupe et prédisaient le pire. Nous avons prouvé qu’ils avaient tort. Si une trentaine de ministres se déplace, c’est bien pour montrer que nous sommes un groupe solidaire et prêt à se mobiliser.
Justement, pourquoi le choix d’Angers ?
Chaque année, nous nous déplaçons sur un territoire. Nous avons, une nouvelle fois, décidé de quitter Paris et nous avons choisi Angers qui est une ville de qualité, à taille humaine et je sais que nous y serons bien accueillis par son maire, Christophe Béchu. Et comme la majorité présidentielle a vocation à s’élargir, nous savons que le maire d’Angers est sensible à cet élargissement autour de la majorité présidentielle. Et c’est surtout un maire libre.
Quelle sera la tonalité de votre discours de clôture ?
Les huit mois qui viennent vont être importants. Ma priorité, c’est de projeter la France à 10 ans. Et je remarque que les autres partis, en quatre ans, n’ont pas réfléchi à cela. Aujourd’hui, nous vivons dans une société de risques où il faut choisir entre la peur et l’espoir. Moi, je suis du côté de l’espoir. Nous voulons bâtir la France avec des projets forts. Voilà quelle sera la tonalité de mon discours.
Chaque samedi, il y a de nombreuses manifestations contre le passe sanitaire. Il y a un malaise aujourd’hui en France, la parole est parfois violente, avec des groupes qui se radicalisent ou qui parfois se divisent. Comment redonner confiance aujourd’hui aux citoyens en la politique et ses élus ?
Si l’on prend le sujet de la vaccination, on voit que 87 % des Français y sont favorables. Ça n’était pas le cas avant. Alors ceux qui crient fort ne représentent pas la majorité. On entend beaucoup ceux qui crient, mais pas ceux qui font. Moi, je suis du côté de ceux qui font.