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En Maine-et-Loire, un bateau traditionnel bientôt remis à l’eau... |
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Professionnels et bénévoles ont travaillé ensemble pour redonner vie au passe cheval. © CO
Le bateau passe cheval doit retrouver les flots en septembre 2024. Gilles Mechin, président de l’Association gens d’louère, revient sur cette aventure.
En grande partie reconstruit, le passe cheval, bateau qui servait au transport des chevaux, attend sa remise à l’eau. Elle est prévue le 7 septembre. Gilles Mechin, président de l’Association gens d’louèr, fait le point sur le chantier.
Quand le chantier a-t-il démarré ?
Gilles Mechin : « La campagne de financement a débuté fin 2023. Elle a été un succès, notamment grâce à la participation de la Fondation du patrimoine qui nous a permis de récolter pas moins de 35 000 €. Nous avons approvisionné 8 m3 de chêne, produit à Craon et choisi du bois vert, plus facile à travailler. Le chantier a démarré mi-mars. »
Quelle organisation avez-vous mise en place ?
« Nous avons embauché deux professionnels, un charpentier de marine, basé à La Daguennière, et le charpentier possonnéen Ludovic Grosbois. Nous avons également mis en place des volontaires de l’association, qui se relaient trois jours par semaine (mardi, vendredi, samedi, hors jours fériés) en équipes de 4 à 12 personnes. C’est un volume d’heure considérable mais cette organisation nous permet aujourd’hui de tenir notre objectif de remise à l’eau. »
Où en êtes-vous ?
« La coque est remontée et doit être peinte. Il nous reste encore le plancher à poser. Le moteur est commandé et sera installé la semaine prochaine. Le mât est prêt à être installé. Un test d’étanchéité est prévu. Thomas, membre de l’association qui a travaillé sur l’Hermione, fabrique les nouveaux gréements. Le gros du chantier sera achevé fin juin, on attaque les finitions en juillet. La mise à l’eau est prévue le 7 septembre, pour l’instant. »
Quels éléments avez-vous pu récupérer du précédent passe cheval ?
« Il n’a pas été possible de reprendre certaines pièces qui devaient initialement l’être car elles étaient infestées de mérules. Nous avons pu, recycler une partie du mât qui a servi pour la nouvelle piautre. La voile pourra, elle aussi, être réutilisée. »
Que retenez-vous personnellement de ce chantier ?
« J’avais participé à la construction du premier passe cheval. J’ai aimé travailler sur la préparation du chantier : les financements, organisation des équipes de volontaires. Le chantier s’est bien déroulé. On va maintenant pouvoir profiter de l’été pour se reposer un peu. »