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EN IMAGES. Dans ce territoire d’Anjou, 64 mares ont été restaurées et ça fait du bien !... |
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Les orthetrums ont particulièrement profité de la restauration de mares bocagères dans les Vallées du Haut-Anjou. © Archives Thierry Creux / Ouest-France
Depuis 2018, la communauté de communes des Vallées du Haut-Anjou (Maine-et-Loire) a mis en place un programme de restauration des mares bocagères. Une étude, menée de 2022 à 2024, témoigne de son efficacité.
Libellules, amphibiens, flore aquatique : chaque groupe bénéficie du programme de restauration des mares bocagères lancé par la Communauté de communes des Vallées du Haut-Anjou (CCVHA), en partenariat avec l’association Eden (Étude des équilibres naturels), en 2018. La preuve en a été apportée via une étude réalisée par des naturalistes entre 2022 et 2024.
À la demande de la CCVHA, le centre permanent d’initiatives pour l’environnement (CPIE) Loire Anjou s’est penché sur la vie dans 64 mares restaurées. « Les conclusions mettent en évidence les bénéfices de ces travaux sur la biodiversité et leur importance pour les milieux naturels, souligne l’intercommunalité dans un communiqué. Quel que soit le groupe étudié, le nombre d’espèces est en moyenne deux fois à quatre fois et demi fois plus important. »
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Des espèces de retour par endroits
Concrètement, le nombre moyen d’espèces d’odonates (libellules) par mare est passé de 1,66 à 7,19. Aucune espèce n’a disparu et certaines, comme l’agrion mignon ou les orthetrums, ont particulièrement profité de ces nouveaux habitats.
Même tendance positive chez les amphibiens avec un passage de 1,75 espèce en moyenne à 3,47. Le triton palmé, la grenouille verte et la grenouille agile figurent parmi les espèces les plus répandues tandis que le triton crêté a colonisé deux fois plus de mares qu’avant les travaux.

Le triton crêté a colonisé des mares desquelles il avait disparu. Marie-Léa Travert
Quant à la flore aquatique, elle a vu le nombre moyen d’espèces végétales tripler, passant de 4,44 à 13,55 par mare. Le témoin d’une « revégétalisation » rapide des habitats. « Au-delà de la biodiversité, ces mares restaurées jouent un rôle clé dans la régulation des eaux, le maintien des paysages et la sensibilisation du public. »
Des efforts à poursuivre
Depuis 2018, la CCVHA a restauré 126 mares bocagères sur les quelque 3 000 identifiées dans le territoire. Face à « ces résultats encourageants », elle prévoit de « poursuivre ses efforts avec 15 nouvelles mares restaurées par an ».

La grenouille agile fait partie des espèces les plus représentées dans les mares restaurées des Vallées du Haut-Anjou. Archives Thierry Creux / Ouest-France
Les propriétaires et exploitants agricoles possédant une mare bocagère et souhaitant s’intégrer à ce programme peuvent contacter l’association Eden au 02 41 77 07 59 ou à a.rousseau@eden.com