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En Anjou, un nouveau tandem à la tête de la coopérative agricole de l’UAPL... |
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Pierre-Antoine Ferru et Jean-Manuel Pivert, respectivement directeur et président de l’UAPL. © OUEST-FRANCE.
Changement au sein de l’UAPL, Union agricole Pays de la Loire, basée notamment dans le Maine-et-Loire. Pierre-Antoine Ferru et Jean-Manuel Pivert, respectivement nouveaux directeur et président, viennent de prendre leur fonction.
Un nouveau tandem vient de prendre la tête de l’UAPL, Union agricole Pays de la Loire, basée à Thouarcé, commune déléguée de Bellevigne-en-Layon (Maine-et-Loire).
Jean-Manuel Pivert succède à Christian Blet, viticulteur, comme président de cette organisation qui regroupe des coopératives de production végétale, viticole, des magasins Point Vert et une distillerie. Producteur de pommes et de poires à Martigné-Briand, l’agriculteur avait fait son entrée à la coopérative comme administrateur, au milieu des années 1990. Les fidèles de l’UAPL connaissent son attache familiale à la coopérative : le père de Jean-Manuel Pivert l’avait présidée, lui aussi, par le passé.
Le nouveau président est aussi engagé au sein de l’École supérieure des agricultures d’Angers, où il avait lui-même été étudiant, mais aussi au sein du Syndicat des producteurs de fruits du Maine-et-Loire.
À ses côtés, un nouveau directeur général vient de prendre ses fonctions. Il s’agit de Pierre-Antoine Ferru, expert-comptable de formation ayant travaillé dans le milieu de la finance, ou au sein du groupe Roullier, le groupe breton spécialiste des engrais. Il travaille dans le milieu coopératif depuis presque vingt ans et arrive de Nancy où il dirigeait la Coopérative agricole de Lorraine.
Dans un contexte marqué par la volatilité des prix, les risques climatiques, la hausse du prix des intrants et les restrictions liées aux usages des produits phytosanitaires, Pierre-Antoine Ferru voit la coopérative comme « la somme des fermes » des adhérents et un outil étant « au service » de ces derniers.
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À la recherche de nouveaux producteurs
Parmi les priorités du nouveau tandem, la création de davantage de valeur ajoutée pour les exploitations. L’usine Perles d’Anjou, spécialisée dans le tri et le conditionnement des graines sans gluten et de quinoa, a été mise en service en 2024 dans cet objectif et sa montée en puissance se poursuit. « Ce sont des cultures qui ont du sens, moins sensibles aux cours internationaux ou fortes chaleurs, économes en eau, rentables, explique Jean-Manuel Pivert. En plus, nos clients nous attendent et nous avons de la demande. On recherche d’ailleurs de nouveaux producteurs, d’abord sur notre secteur historique mais pourquoi pas sur un territoire plus large. »
Avec ses 600 salariés et 84 sites, l’UAPL rayonne de la Loire-Atlantique aux portes de la région parisienne. Mais elle reste une union de coopératives très ancrée dans le paysage de l’Anjou, attachée à sa « taille humaine », générant un chiffre d’affaires de 350 millions d’euros. À mettre toutefois en comparaison avec les autres poids lourds de la région, avec, en tête Agrial et Terrena, qui ont pour projet de fusionner… pour devenir un géant pesant potentiellement un chiffre d’affaires de treize milliards d’euros.