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Douze tonnes, 250 CV : quelle est l’histoire de ces drôles de machines dans cette galerie en Anjou ?... |
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Le pendule oscille, imperturbable, à côté de l’énorme machine à vapeur, dans la véranda attenante à l’Espace artistique de Pignerolle. © Ouest-France
Pendule, machine à vapeur… Ces vestiges du musée de la Locomotion et de la Fantasmagorie sont installés à côté du château de Pignerolle, à Saint-Barthélemy-d’Anjou, près d’Angers (Maine-et-Loire). Explications.
Le sculpteur François Agate et la peintre Liliane Balthazar exposent leurs œuvres à l’espace artistique de Pignerolle, à côté du château, à Saint-Barthélemy-d’Anjou, près d’Angers (Maine-et-Loire). Comme le font souvent d’autres artistes, la peintre a accroché quelques toiles dans la véranda à côté de la galerie. Une galerie où les visiteurs peuvent également admirer, au passage, un pendule en action qu’ils sont priés de ne pas toucher, ainsi qu’une énorme machine à vapeur.
Des objets incongrus qui suscitent parfois de la curiosité, qu’aucune information ne peut satisfaire. C’est quoi, ce pendule ? Et c’est qui, ce L. Foucault dont le nom figure devant ? C’est quoi, cette machine ? Pourquoi sont-ils là  ?
Ceux qui ne partent pas sont encore dans la véranda
Ce sont en fait des vestiges du musée de la Locomotion et de la Fantasmagorie, créé en 1992 par un entrepreneur vendéen, Guy Biraud, passionné par le sujet, qui avait également créé dans le château le musée européen de la Communication.
En 2002, Guy Biraud décide de partir. Il laisse en donation le musée de la communication à la métropole (actuelle Angers Loire métropole) qui le fermera fin 2015. Comme la métropole n’est pas intéressée par l’autre musée, l’entrepreneur vend certains objets aux enchères, en 2003. Ceux qui ne partent pas sont encore dans la véranda.
Alors, c’est quoi, ce pendule ? Un dispositif conçu en 1851 par le physicien français Léon Foucault, pour mettre en évidence la rotation de la Terre, informe le contributeur du site internet Wikipédia.
Usine sucrière
Le collectif C3P qui s’était formé pour sauver le musée explique que celui de Pignerolle a été construit et installé dans la véranda par Guy Biraud, en 1992.
Quant à la machine à vapeur, elle a servi à alimenter en électricité une usine sucrière de Meung-sur-Loire, près d’Orléans, de 1925 à 1980. Guy Biraud l’a sauvée de la destruction, restaurée et installée à Pignerolle en 1990. De marque Crépelle, type Corliss, elle développait environ 250 chevaux. Elle pèse 12 tonnes.
Au fait, la véranda ? Elle a aussi été fabriquée par l’entrepreneur vendéen pour son musée. En respectant toutes les normes des Bâtiments de France.