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Doué-en-Anjou. « J’ai ressenti le besoin de prendre du recul »... |
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Sandrine Bossard ne se représente pas aux élections municipales. © CO
La commune déléguée de Forges a fermé le bal des cérémonies de vœux, samedi 30 janvier, avec Sandrine Bossard, maire déléguée. Conseillère municipale depuis 2008, l’élue a profondément marqué la vie locale. Maire de Forges en 2014, puis maire déléguée en 2021 au sein de la commune nouvelle de Doué-en-Anjou, elle a consacré dix-huit années à servir sa commune. À l’approche des élections municipales de mars, elle a choisi de ne pas se représenter. Une décision réfléchie, qui ne signifie pas pour autant un retrait définitif de la vie communale.
Vous avez annoncé que vous ne serez pas candidate aux municipales, pourquoi ce choix ?
Sandrine Bossard : «Après dix-huit années d’engagement, j’ai ressenti le besoin de prendre du recul. Être élue est une mission exigeante, qui demande une disponibilité permanente et une forte implication personnelle. J’ai exercé cette responsabilité avec joie et sincérité, mais il arrive un moment où il est nécessaire de laisser la place, tout en restant attentive à l’avenir du territoire».
Quel regard portez-vous sur votre parcours et les réalisations ?
«Je suis fière du travail accompli collectivement. Mon fil conducteur a toujours été de servir l’intérêt général dans un esprit positif. Depuis 2017, les investissements et le fonctionnement représentent plus de 1,24 million d’euros. L’intégration de Forges à Doué-en-Anjou, avec sept autres communes, a été une décision importante mais nécessaire. Elle a permis de repartir sur des bases saines, notamment après les difficultés rencontrées autour de la chaufferie et du lotissement, aujourd’hui entièrement finalisés».
Vous avez également porté une politique sportive ambitieuse. Que retenez-vous de cette mission ?
«En devenant maire déléguée en charge des sports, nous sommes partis d’une feuille blanche pour construire «Que de sport à DEA». Des projets fédérateurs ont vu le jour : le Relais pour la vie, les journées olympiques, les aires de jeux ou encore le skate-park. Le sport est un formidable vecteur de lien social et de solidarité. Aujourd’hui, même si je ne me représente pas, je ne ferme pas la porte à un éventuel retour sous une autre forme. Je reste profondément attachée à Forges et à ses habitants, et prête à continuer à œuvrer pour l’intérêt collectif».
A propos du projet éolien de Soulanger, qui a conduit à l’ouverture d’une enquête judiciaire visant la municipalité, avec plusieurs gardes à vue*, que pouvez-vous dire ?
« Vous vous doutez bien que tout n’a pas toujours été simple. J’ai traversé des moments parfois destructeurs, qui vous remettent profondément en question.
Il y a eu aussi la perte d’habitants de la commune, notamment des personnes importantes pour Forges (...) humainement très douloureuses.
Ce qui m’a profondément touchée, c’est la mise en cause par un groupe de personnes malveillantes, m’accusant dans l’exercice de mes fonctions de «prise illégale d’intérêt». Heureusement, j’ai pu compter sur le soutien de mon entourage familial, professionnel et communal. Ils m’ont aidée à me relever. (L’épreuve, NDLR) m’a appris qu’il est essentiel de se protéger, sans jamais perdre de vue l’intérêt collectif et l’engagement que je porte à ma commune et à ses habitants. »
*À ce jour, aucune poursuite n’a été engagée par le parquet d’Angers.