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Dordogne : des habitantes permanentes d’un camping risquent l’expulsion... |
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Aucune solution de relogement pérenne n’aurait été proposée aux habitantes du camping. Photo d’illustration. © 27707 / Pixabay
Des habitantes du camping de Carsac-de-Gurson (Dordogne) sont menacées d’expulsion par le département, qui a déposé une requête en référé auprès de la justice. Lundi 28 juillet, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête des autorités, mais l’avenir des locataires du camping n’est pas assuré pour autant.
Elles sont quelques femmes à vivre à l’année au camping de Carsac-de-Gurson (Dordogne), dans des mobil-home dont le département est bailleur. Mais aujourd’hui, elles risquent l’expulsion. La collectivité locale veut en effet trouver un nouveau gérant et veut vider le camping avant de lancer un appel d’offres, rapporte France 3 Nouvelle-Aquitaine .
Le département veut en effet rendre au camping sa « vocation initiale », à savoir une « vocation touristique ». Les locataires à l’année du lieu sont dans l’incompréhension car, installées là depuis des années, elles se considèrent comme chez elles. De plus, « le département ne nous donne pas de solution à court terme ou pérenne », dénonce l’une d’entre elles.
« On aurait aimé que ça se passe autrement »
Selon l’avocate des femmes, la collectivité locale a pourtant la responsabilité de les reloger en cas d’expulsion. Une aide de 1 200 euros a été proposée, mais cela ne couvre même pas l’intervention de déplacement d’un mobil-home. Selon l’avocate, l’urgence d’exclure les habitantes est en outre « relative », le dossier étant ouvert depuis 2022 déjà .
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Le département dément ces faits, assurant que des solutions de relogement ont été proposées aux locataires. « Le conseil départemental a toujours essayé d’agir avec humanité et responsabilité, a fait savoir un porte-parole. On aurait aimé que ça se passe autrement, mais si on veut rouvrir le camping, il faut que les choses avancent. »
Une requête en référé rejetée
Reste que lundi 28 juillet 2025, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé du département. Pas d’expulsion pour le moment, donc. Selon l’avocate des habitantes, la médiatisation de l’affaire a « déclenché un élan de solidarité dans la commune », rapporte Sud Ouest . Elle envisage par ailleurs la viabilisation d’un terrain pour accueillir ces habitantes.