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Dix longs métrages en compétition au festival Premiers plans à Angers : les avis de la rédaction... |
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Le festival Premiers plans a ouvert le 18 janvier 2025 à Angers (Maine-et-Loire). © Ouest-France
Du samedi 18 au dimanche 26 janvier 2025, le festival Premiers plans bat son plein à Angers (Maine-et-Loire). Parmi les 104 films en compétition, on retrouve dix longs métrages. Voici les avis de notre rédaction, jour après jour.
Parmi les 104 films en compétition au festival Premiers plans, à Angers (Maine-et-Loire), du samedi 18 au dimanche 26 janvier 2025, dix longs métrages attirent particulièrement les regards. Voici les avis de nos journalistes.
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1. La Pampa, deux amis inséparables et un terrain de motocross
Tourné en grande partie dans le Saumurois (Maine-et-Loire), le long-métrage d’Antoine Chevrollier raconte l’amitié fraternelle entre Jojo et Willy, deux adolescents pour qui le motocross est la raison de vivre.
Le premier est un jeune pilote prometteur, encouragé par son père. Le second est son mécanicien. Jusqu’à ce qu’un secret vienne contrarier la vie de ces deux campagnards, ainsi que celle de leurs proches.
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2. Pelikan Blue, un film où le documentaire rencontre l’animation
Le réalisateur László Csáki réussi le pari d’illustrer en animation l’histoire vraie de trois jeunes hongrois durant les années 1990, qui falsifient des billets pour voyager aux quatre coins de l’Europe gratuitement.
L’histoire véridique, racontée du point de vue des délinquants et des policiers sous forme de documentaire, est illustrée par le dessin.
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3. Under the volcano, la solitude du réfugié ukrainien
Dans son premier long-métrage, le cinéaste polonais Damian Kocur donne à voir la solitude du réfugié ukrainien au milieu d’un monde en paix.
L’histoire raconte le dernier jour en Espagne d’une famille de touristes ukrainiens, qui deviennent tout à coup réfugiés lorsque la guerre éclate. Elle est omniprésente dans l’esprit de la famille, aussi bien dans les disputes que dans les moments chaleureux.
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4. On falling, dans les pas d’une préparatrice de commandes
Débarquée de son Portugal natal, Aurora est préparatrice de commande dans un entrepôt d’Édimbourg (Écosse).
Chaque journée, elle arpente les rayons pour récupérer les objets commandés, armée d’un scan. La répétition des tâches se transforme en une véritable aliénation, synonyme d’une grande solitude.
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D’autres critiques de films sont attendues dans les prochains jours…
5. Kneecap, l’énergie venue de l’Irlande du Nord
Ce long-métrage raconte l’histoire très romancée d’un groupe de hip-hop à Belfast, le premier en langue irlandaise.
Liam, Noise, JJ ont grandi après le cessez-le-feu entre les belligérants du conflit nord-irlandais. Mais ils ont hérité des troubles post-traumatiques des générations précédentes. Sexe, drogue et hip-hop : c’est au sein d’une jeunesse catholique traumatisée et en difficultés sociales, que se déroule le film.
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6. Los Tortuga, l’exil en ville pour faire son deuil
Los Tortuga, film de Belen Funes, c’est le nom que l’on donnait à ceux qui quittaient leur campagne pour tenter de trouver une vie meilleure à Barcelone, parce qu’avec leurs maigres bagages sur le dos, ils ressemblaient à des tortues.
Ce film fait partie de la Nouvelle Vague du cinéma catalan. Il peint une société qui disparaît. Où on ne connaît pas la solitude.
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7. July & September, le film qui séduit et divise
C’est l’histoire de deux sœurs qui entretiennent une relation fusionnelle et toxique, nimbée d’un incroyable secret. Un film qui a divisé le public du festival, tant il peut être déroutant.
On a aimé l’extraordinaire tension qui anime le film. « Pour garder le mystère jusqu’au bout, il fallait tenir le spectateur en haleine. Cela passe notamment par un énorme travail sur le son », nous explique la réalisatrice, Ariane Labed.
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8. Vers un pays inconnu : quand l’exode se confronte à l’éthique
Douze ans, c’est le temps qu’il a fallu à Mahdi Fleifel pour produire son long-métrage Vers un pays inconnu. « Personne ne voulait financer un énième projet qui parle de réfugiés », explique le réalisateur. On y découvre Chatila et Reda, deux cousins palestiniens qui rêvent de s’installer en Allemagne pour y ouvrir un café. Pour l’heure, ils sont encore en Grèce, là où ils multiplient les petites combines pour financer leurs passeports.
On a aimé le très beau dilemme éthique qui tiraille les deux personnages principaux. Le réalisateur parvient très bien à montrer leur acharnement pour gagner l’Allemagne.
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9. Vermiglio, l’amour à l’italienne au cœur des montagnes
Face aux splendides paysages de ce petit village du nord de l’Italie, on est immédiatement transporté ailleurs. C’est dans ce décor montagneux que s’inscrit le film de Maura Delpero, Vermiglio ou La mariée des montagnes. En apparence loin de tout, le tableau reste troublé par son contexte. À l’hiver 1944, la Seconde Guerre mondiale est toujours présente en Europe. Un jeune soldat déserteur arrive pour s’y réfugier, et tombe amoureux d’une femme, fille de l’instituteur du village. Pour elle et sa famille, plus rien ne sera comme avant…
On a aimé la justesse de ton du film, quand il aborde des thèmes complexes tels que la parentalité, l’éducation, la foi. Le cadre du quasi huis clos au sein de la petite localité est bien utilisé pour porter le récit.
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10. Little Jaffna, un débordement d’énergie
Little Jaffna, c’est histoire d’un jeune policier, d’origine tamoule, qui infiltre un groupe d’activistes collectant des fonds pour les rebelles séparatistes du Sri Lanka, les fameux Tigres tamouls. La guerre civile, terminée en 2009, s’est soldée par des dizaines de milliers de morts.
On a aimé la formidable énergie qui se dégage de ce long-métrage. L’enthousiasme de Lawrence Valin, le réalisateur, en interview se traduit dans les images et le rythme du film, qui ne laisse pas une seconde de répit. Il s’est attribué le premier rôle : « La réalisation est nourrie par ma soif de jouer », confie-t-il.
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