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Festival Premiers plans d’Angers : Pelikan Blue, un film où le documentaire rencontre l’animation... |
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Pelikan Blue sera à nouveau projeté à Premiers Plans ce mercredi 22 janvier à 14 h, au Grand Théâtre d’Angers © Ouest-France
Sélectionné dans la compétition longs-métrages au festival Premiers plans d’Angers (Maine-et-Loire), le film de László Csáki réussi le pari d’illustrer en animation l’histoire vraie de trois jeunes hongrois durant les années 1990.
On préfère prévenir d’emblée. Non, Pelikan Blue n’est relié ni de près, ni de loin, à une quelconque histoire d’oiseau à gros bec. Le titre de ce long-métrage du Hongrois László Csáki, sélectionné au festival Premiers Plans d’Angers (Maine-et-Loire), fait référence à un type de papier carbone utilisé pour fabriquer des billets de train.
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Des billets que trois jeunes falsifient pour voyager aux quatre coins de l’Europe gratuitement au début des années 1990. Il suffit d’avoir bien suivi ses cours de chimie. L’histoire véridique, racontée du point de vue des délinquants et des policiers sous forme de documentaire, est illustrée par le dessin.
On a aimé
Pendant toute la durée du film long d’une heure vingt, on reste scotché à la qualité de l’animation de Pelikan Blue. Pleine de couleurs, de dynamisme et surtout de détails. Rien ne semble accessoire, des mimiques des personnages aux décors défilant par la fenêtre d’un train, jusqu’à la précise reconstitution du déplacement d’une mouche dans une tasse à café.
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L’animation est utilisée pour servir le récit avec plein d’intelligence et de créativité. Parfois avec humour, mais toujours avec une impressionnante inventivité pour trouver des valeurs de plans originales.
Point de départ du récit, le contexte historique de changement de régime politique en Hongrie – rompant avec l’interdiction de voyager en train – est bien dosé. On ressort de la séance en ayant beaucoup appris.
On a moins aimé
La seule difficulté de Pelikan Blue réside sans doute dans la narration des faits en voix off. Tout au long du film, les voix des personnages dans les années 1990 alternent avec celles de leurs alter ego de 2014. Les voix sont parfois ressemblantes, si bien qu’à certains moments, il est difficile de savoir qui parle.
Pelikan Blue sera à nouveau projeté à Premiers Plans ce mercredi 22 janvier à 14 h, au Grand Théâtre d’Angers.