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#DirectPolitique : Eric Woerth: "L'UMP a des chances à Angers"3 |
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Eric Woerth était l'invité du #DirectPolitique. © Photo Reuters.
Eric Woerth était l'invité du #DirectPolitique, mardi 18 février. L'ancien ministre évoque notamment les municipales et sa situation à Chantilly.
Questionné sur les échéances électorales à venir, le député de l'Oise Eric Woerth se dit confiant pour son parti, l'UMP, aux municipales de mars prochain. "Je pense qu’on va progresser, explique-t-il. Il y a un profond rejet vis-à -vis du gouvernement, cela se traduit nécessairement dans les élections".
L'ancien ministre du Budget ne rentre néanmoins pas dans les détails. "Dans chaque ville, cela dépend de la stature du maire sortant. Mais je pense que la droite peut avoir un réel espoir sur toutes les villes moyennes", concède-t-il.
Et d'évoquer : "Contrairement à ce que disent les sondages, je pense qu’on peut avoir un réel espoir sur Paris. [...] Je pense qu’on gardera Marseille, même si le gouvernement fait tout pour gagner la ville. Et on a des chances à Strasbourg, à Angers, à Toulouse..."
L'affaire de hippodrome de Compiègne
"Je suis très confiant" sur l'issue de l'affaire, répond de suite Eric Woerth à cette question. "Le prix de vente ? C’est un très bon prix. C’est le prix fixé par l’administration des domaines."
Et d'aller plus loin : "J'ai fait du bon boulot dans l'hippodrome de Compiègne, comme sur le reste. On devrait plutôt me faire une statue que de me traîner dans la boue là -dessus !"
Eric Woerth ne croit d'ailleurs pas que cette affaire aura des conséquences sur la quatrième mandature qu'il brigue à Chantilly. "Sur le plan local, on me dit très peu ça, insiste-t-il. Les électeurs sont grands, les électeurs ont le droit de choisir."
Le chômage
L'ancien secrétaire d'Etat à la réforme du travail dans le gouvernement Raffarin se déclare en faveur d'un plafonnement des indemnités. "Il faut plafonner un système de solidarité", précise-t-il, dans un contexte où "l'argent public sera de plus en plus rare". Et de se dire en faveur d'un changement de politique sociale pour "qu'elle perdure".
Le régime des intermittents
"Il faut mieux cibler", le régime des intermittents, attaque Eric Woerth à ce sujet. "Il ne faut pas supprimer ce système. Mais il ne faut pas non plus que ce soit n’importe quoi."
"Il faut favoriser une politique culturelle, prend en compte les difficultés de ce métier, évoque-t-il. En même temps, il y a un problème de cible, trop de gens sont concernés par ce régime."
Et de proposer un certain ciblage : "Les artistes eux-mêmes, peut-être un moins les techniciens, qui peuvent trouver du travail ailleurs. [...] Il faut regarder pour que ce soit plus juste, et lutter contre les abus."Â
Les fonctionnaires
Le député de l'Oise se prononce pour la réduction du nombre de fonctionnaires. "Il faut réformer les politiques publiques et adapter les moyens", dit-il. "Il faut changer le statut de la fonction publique, augmenter son temps de travail."
Les prestations sociales
"Le niveau de dépenses publiques actuelles tue l’investissement privé, amoindrit notre potentiel d’emploi, démarre Eric Woerth à ce sujet. A un moment donné, la dépense devient contreproductive."
Pour y remédier, selon l'ancien ministre du Budget, il faut "désindexer" les prestation sociales, qui sont hors sécurité sociale. "Ce n’est pas extrêmement violent, et en même temps extrêmement producteur d’économie", justifie-t-il, avant de citer aussi une réflexion nécessaire autour des indemnisations chômage.
L'intégralité du #DirectPolitique du 18 février