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Des universités européennes pour créer une nouvelle génération d’étudiants

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photo  l’université d’angers est, depuis l’été 2022, au sein d’une alliance européenne avec huit autres établissements des quatre coins de l’europe. (photo d’illustration).  ©  archives jérôme fouquet, ouest-france 2

L’université d’Angers est, depuis l’été 2022, au sein d’une alliance européenne avec huit autres établissements des quatre coins de l’Europe. (Photo d’illustration). © Archives Jérôme Fouquet, Ouest-France

Des étudiants plus mobiles, capables de travailler et coopérer entre eux, des échanges de pratique entre chercheurs et enseignants, des formations communes, tels sont les principaux objectifs des universités européennes. Exemple à l’université d’Angers, qui vient d’intégrer une alliance avec huit autres établissements.

« On arrive tout juste de Suède », glisse Françoise Grolleau, première vice-présidente de l’université d’Angers. Son établissement vient d’intégrer une université européenne avec huit autres partenaires, disséminés aux quatre coins de l’Europe. Les échanges vont se multiplier. « Nous avions une réunion de directeurs. »

Deux premiers appels à projets pilotes ont été lancés en 2019 et 2020 pour créer ces universités européennes. Quarante et une alliances ont déjà été constituées avec trente-deux établissements français impliqués. Quatre nouvelles ont vu le jour cet été. L’objectif est de faire grimper ce chiffre à soixante d’ici à 2025.

Croissance durable, éducation inclusive et environnement

Rennes 1, par exemple, est inscrit dans le projet Educ avec des universités tchèque, hongroise, italienne, allemande et parisienne. Nantes est en cheville avec les Pays-Bas, la Suède, la Hongrie, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie. L’Université de Bretagne occidentale a intégré le projet SEA-EU avec des établissements allemand, croate, espagnol, maltais et polonais.

L’alliance dont fait partie l’université d’Angers s’appuie sur trois thèmes : « La croissance durable, l’éducation inclusive et l’environnement, explique Françoise Grolleau. Nous avons une volonté de contribuer à une société plus équitable et plus durable. » Le but est de « partager une stratégie et une vision communes en termes de recherche, d’éducation et d’innovation, les principales missions des universités ».

photo françoise grolleau est la première vice-présidente de l’université d’angers.  ©  dr

Françoise Grolleau est la première vice-présidente de l’Université d’Angers. DR

Avec ces partenariats, la Commission européenne veut créer « une nouvelle génération d’étudiants qui soient plus mobiles, capables de parler plusieurs langues, d’appréhender différentes cultures, et de travailler et coopérer entre eux », insiste Françoise Grolleau.

« C’est aussi une demande de la part des étudiants, complète Claire Manceau, responsable du service Cap Europe. Il y a une certaine logique à vouloir aller plus loin dans la structuration des échanges. »

Ambition pour Angers : 40 % de mobilité d’ici quatre ans, pour les étudiants mais aussi les chercheurs, les enseignants, le personnel administratif. Une mobilité qui ne sera pas 100 % physique, avec par exemple des cours en ligne, mais qui sera renforcée par rapport à aujourd’hui. « Elle est d’environ 10 % », précise Claire Manceau.

« Nous cherchons des synergies pour aller plus vite »

Autre objectif, celui de « partager les pratiques, nos innovations pédagogiques, mettre des choses en place ensemble comme la création de modules communs ». Par exemple sous la forme d’un cours sur les objectifs de développement durable. « Nous allons créer ça mutuellement. Nous cherchons des synergies pour aller plus vite. »

L’alliance souhaite aussi co-construire six formations communes à tout ou partie des neuf universités d’ici quatre ans : deux licences, deux masters et deux doctorats. « Nous pouvons bénéficier des avancées de nos partenaires, se réjouit la vice-présidente. C’est un process vertueux, c’est un accélérateur de nos transformations. »

Enfin, particularité de ce nouveau consortium, les établissements sont tous dans des zones urbaines éloignées des grandes villes. Zones qui « concentrent 60 % de la population étudiante mais ne réunissent que 20 % du potentiel de recherche, relève Françoise Grolleau. Nous devons défendre cette notion d’excellence distribuée ».

 
Marion LARRONDE-LARRETCHE.    Ouest-France  

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