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Déjà sorti de terre, ce parc éolien de Maine-et-Loire est soumis à une nouvelle enquête publique... |
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Implanté depuis 2022, le parc éolien d’Angrie sera soumis à une enquête publique du mardi 30 avril au samedi 18 mai. © Archives Ouest-France
Implanté depuis 2022, le parc éolien d’Angrie, au sud-ouest de Segré (Maine-et-Loire), va être soumis à une nouvelle enquête publique, du mardi 30 avril au samedi 18 mai 2024. Pour l’association opposée au projet, cette incohérence confirme que « tout a été fait à l’envers dans ce dossier. »
Le 12 avril dernier, l’association Vent des moissons d’Angrie (Maine-et-Loire) a tenu son assemblée générale à la salle Saint-Pierre. L’occasion de traiter une actualité brûlante avec la nouvelle consultation de la population locale sur le sujet du parc éolien.
Implanté depuis novembre 2022 aux portes de la commune d’Angrie, ce parc de cinq aérogénérateurs fait en effet l’objet, à la demande de la préfecture, d’une enquête publique complémentaire. Celle-ci se déroulera en mairie du mardi 30 avril, à 9 h, au samedi 18 mai, à midi.
Cette enquête publique fait suite au jugement du tribunal administratif de Nantes de juillet 2023.
« Fidèle à sa ligne de conduite depuis l’initiation du sujet éolien dans la commune, l’association expose simplement et clairement les faits », explique Gérard Chevillard, le président de Vent des moissons.
Une éolienne « en pleine aire d’approche de captage d’eau potable »
Celui-ci est revenu sur certains points qui fâchent. En premier lieu, le permis de construire accordée en juin 2014 « avant la première enquête publique et alors que l’autorisation d’exploiter sera donnée quatre ans plus tard ».
Deuxième grief avancé par le président : l’éolienne E3, « implantée en pleine aire d’approche de captage en eau potable. C’est l’eau qui coulera demain dans nos robinets mais ça ne gêne personne ». C’est notamment ce point qui avait incité le tribunal administratif de Nantes à demander au porteur de projet d’apporter des corrections.
Troisième argument de l’association : des chemins d’accès « coulés sous une épaisse couche de goudron. Une pratique sur laquelle le promoteur va communiquer avec des termes édulcorés (un empierrement dans l’étude environnementale). »
« Tout est fait à l’envers dans ce dossier »
Et Gérard Chevillard de conclure : « C’est maintenant que le parc est installé que l’on demande l’avis du public. On croit rêver ! Tout est fait à l’envers dans ce dossier et ça ne choque personne. Alors, si ça vous interpelle, si vous êtes touchés par ces incohérences ou subissez des troubles, c’est l’occasion de montrer que nous marchons sur la tête. »