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De Niort à Dunkerque en passant par Juvisy, petit tour de France des rues Thiers qui divisent... |
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La rue Thiers à Angers sur Google maps. © Google maps
À L’occasion du 150e anniversaire de la Commune de Paris, nous vous proposons un petit tour de France des rues Thiers qui ont animé le débat sur l’opportunité ou non de les débaptiser. À Angers, une rue porte toujours le nom de cet Adolphe Thiers, accusé d’avoir réprimé dans le sang les Communards.
À Pontivy (Morbihan), on a débaptisé la rue Thiers dès 2010 pour lui donner le nom de Joséphine. Ce changement s’inscrivait alors dans le cadre de la politique municipale de féminisation des noms de rues et de mise en valeur du patrimoine napoléonien
, comme l’écrivait Ouest-France à l’époque.
À Niort (Deux-Sèvres), le débat autour de la rue Thiers remonte aussi au début des années 2010 quand la municipalité socialiste décide de régler son compte au personnage controversé de l’histoire de France, invitant les habitants de la ville à choisir eux-mêmes un nouveau nom à la voie qui deviendra rue de l’Hôtel de ville le 21 décembre 2012.
À Dunkerque (Nord), le 1er mai 2019, c’est la CGT qui débaptise, au moins pour un jour, la rue Thiers de sa ville, l’ancien président de la République étant qualifié de boucher de la commune de Paris
. Les militants collent rue de la Commune de Paris
sur les plaques. L’action restera sans effet sur la municipalité.
La parade à Juvisy
À La Ferté-Bernard (Sarthe), en mai 2013, ce sont aussi des militants qui passent à l’action. Opposés au projet de nouvel aéroport près de Nantes, ils choisissent Impasse Notre-Dame-des-Landes
comme nouveau nom.
À Juvisy (Essonne), le maire a une idée lumineuse en 2011 qui va permettre aux habitants de ne pas changer d’adresse ni d’habitudes. Avec quelle parade ? Il change juste le prénom Adolphe en Édouard. La rue devient alors Édouard-Thiers, du nom d’un résistant de la guerre de 1870.
À Amiens, le boulevard Thiers est devenu boulevard des Fédérés, rendant hommage aux victimes et non à celui qui fut considéré comme leur bourreau.
À Avignon aussi, il se trouve des opposants qui voudraient que leur rue Thiers s’appelle désormais Louise-Michel, cette institutrice élue de la Commune de Paris, déportée et emprisonnée en 1871.
À Grenoble, un collectif entend faire revivre la Commune de Paris en Isère
et a commencé toute une série d’actions ces jours-ci par le lancement d’une pétition pour supprimer la dite rue-Thiers de la carte de Grenoble.