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Dans le Maine-et-Loire, la Protection civile de plus en plus sollicitée : « Nous avons besoin de bénévoles »... |
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François Richez, président de la Fédération nationale de la protection civile ; Luc Allard, président de la Protection civile du Maine-et-Loire ; et ses deux vice-présidents, lors de l’assemblée générale du 28 mars, à Sainte-Gemmes-sur-Loire. © CO
À l’assemblée générale de la Protection Civile 49, son président Luc Allard a évoqué la situation de cette association de secouristes, avec François Richez, président de la Fédération Nationale.
À l’assemblée générale de la Protection civile 49, samedi 28 mars à Sainte-Gemmes-sur-Loire, son président Luc Allard a évoqué la situation de cette association de secouristes, avec François Richez, président de la Fédération nationale. Entretien.
Quel est le rôle de votre association ?
Luc Allard : « Nous avons trois pôles, aider, former et secourir. Notre association compte 157 bénévoles pour le Maine-et-Loire. On aide les collectivités locales dans le cadre de plans de prévention de divers risques, comme les inondations. Nous formons nos bénévoles, des professionnels comme des particuliers, sur des gestes qui sauvent. Dans diverses manifestations, nous avons des postes de secours. Sur certains événements, plus d’une trentaine de bénévoles de la Protection civile 49 sont présents. Par exemple, nous sommes présents lors du carnaval de Cholet, au festival de Trélazé, sur les matchs de football du SCO, et des gros ou plus petits événements. »
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Développer des compétences supplémentaires
Avez-vous de plus en plus activités ?
François Richez : « Les missions évoluent. Lors de la crise récente, avec les inondations, la Protection civile et ses bénévoles étaient essentiels sur l’aide aux populations. À Mauges-sur-Loire, pour la préservation de la digue, les moyens mis en œuvre ont permis de protéger quelques habitations. Nous envoyons des bénévoles dans d’autres départements ou régions lorsque cela est nécessaire. Certains sont intervenus à Mayotte, après le cyclone. D’autres vont en renfort pour les fêtes de Bayonne ou pour les Jeux olympiques. Nous accompagnons les communes, les maires, dans la prévention. Nous apportons un support psychologique aux habitants. Nous avons besoin de bénévoles, et de développer des compétences. »
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Avez-vous besoin de moyens, de dons ?
Luc Allard : « On est à la recherche de subventions, de dons. Les crises comme les inondations sont de plus en plus fréquentes. Par exemple, nous avons besoin d’un véhicule tout-terrain. Avec un tel véhicule, on aurait d’avantage aidé les habitants. Autre exemple, aujourd’hui, nous avons 50 lits pour les centres d’hébergements. Il nous en faudrait 200. Pour la crise d’inondation, le Département nous a demandé 300 lits. On a pu le faire avec l’aide des Protection civile d’autres départements. Il faut que l’on soit plus autonome. »