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Dans le Candéen, l’aide à domicile en milieu rural peine à recruter... |
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Mercredi 25 octobre, Christine Poché, présidente de l’ADMR du Maine-et-Loire, lors de l’assemblée générale de l’ADMR du Candéen. Avec un indice de recommandations de 89 %, l’ADMR du Candéen a une offre de services satisfaisante. © Ouest-France
Pour assurer au mieux ses missions, l’ADMR du Candéen a besoin de personnel et de bénévoles. Une formation est assurée pour les salariés, et la tâche des bénévoles a été allégée.
Le maintien à domicile de personnes âgées doit s’accompagner d’aides. L’ADMR (aide à domicile en milieu rural) y contribue. Christine Poché, présidente de l’ADMR du Maine-et-Loire, fait le point sur l’ADMR du Candéen.
Pouvez-vous rappeler les valeurs de l’ADMR, l’aide à domicile en milieu rural ?
Elle existe depuis 85 ans. Les valeurs entretenues sont des valeurs d’universalité envers tous les âges de la vie, qu’on soit malade ou pas. La proximité est aussi importante pour les clients que pour les salariés. Le respect de la personne est également une de nos valeurs. S’ajoute la réciprocité, puisqu’on apprend les uns des autres. Enfin, la solidarité entre les associations. On existe parce qu’il y a un réseau intégré.
Pourquoi un fonctionnement en réseau ?
Pour des raisons économiques essentiellement, ce qui permet de réaliser des économies d’échelles en mutualisant, comme la gestion des salaires. Le réseau est aussi l’interface entre les associations locales et le Département, qui est un financeur. Au-dessus de tout ça, une structure régionale et une nationale existent. Sur le Maine-et-Loire, chaque association est compétente dans son territoire. On est en train de restructurer l’organisation depuis que les fusions de communes sont arrivées.
Avez-vous des chiffres pour le Maine-et-Loire ?
En 2022, on comptait 18 521 bénéficiaires servis par 1 211 salariés. 843 bénévoles gravitent autour, et un million d’heures ont été effectuées. Pour mémoire, l’ADMR a débuté à La Boutouchère, dans les Mauges.
Quels sont vos grands domaines d’intervention ?
On intervient essentiellement auprès des seniors. On fait aussi de l’accompagnement auprès de handicapés, dans l’entretien du logement et, accessoirement, auprès de familles en difficultés pour de l’accompagnement d’enfants. À la marge, on propose aussi de la garde d’enfants à des horaires atypiques.
Dans quelles communes intervient l’ADMR du Candéen ?
Dans cinq communes : Candé, Angrie, Challain, La Cornuaille, Loiré. Ce territoire assez étendu peut poser problème en termes de déplacements. Neuf bénévoles sont dans l’association. 199 personnes ont été aidées en 2022, grâce à 18 salariés qui ont réalisé 16 265 heures de travail. Un peu moins que l’année précédente, en raison, essentiellement, du manque de salariés.
Quelle place accordez-vous à la formation ?
Elle reste une priorité. Tous les salariés ont droit à un pack minimum. Ensuite, des formations spécifiques existent comme la fonction de tuteur, approche du handicap, comment assurer sa mission, et en administratif, dynamiser ses ressources pour prévenir de l’usure professionnelle.
Quels sont les axes d’amélioration identifiés ?
L’indice de satisfaction dans le territoire du Candéen est plutôt bon, avec 89 % de recommandations. On peut toujours faire mieux. On doit recruter, on n’y arrive pas facilement. Ce manque de personnel occasionne des annulations d’intervention. Les augmentations de tarifs avec la convention collective plombent un peu les résultats. On cherche toujours à améliorer la qualité. On cherche aussi des bénévoles. Leur travail a été simplifié. On prévoit de mettre en place des temps de convivialité en direction des bénéficiaires, des goûters, des sorties spectacles…