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Dans cette école de Nantes, des parents n’en peuvent plus d’attendre que la cour soit végétalisée... |
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Dorine Chartier et Céline Chauveau, des collectifs des parents d’élèves et des riverains du boulevard voisin, devant la cour de l’école Longchamp, qu’elles voudraient voir végétalisée. © Ouest-France
L’école Longchamp, au nord de Nantes, est une des plus grandes de la ville. Des parents d’élèves réclament que la cour de récréation, presque toute goudronnée, soit végétalisée. Un tiers des 156 cours d’école nantaises l’ont été entre 2022 et fin 2025. Dans le quartier, les pluies diluviennes peuvent inonder des maisons. La déperméabilisation de la cour d’école, en pente, serait une des solutions pour diminuer ce phénomène.
Entièrement bétonnée ou presque, la cour de l’école Longchamp est orientée plein sud. Quand le soleil tape, les enfants ne trouvent de l’ombre que sous les tilleuls centenaires. Une cour d’époque avec des surfaces planes délimitées par la peinture blanche du terrain de foot, peu propice à la diversité des jeux. Bosselée, elle génère des chutes »,
critique le collectif de parents d’élèves de l’établissement, situé au nord de Nantes, représenté, jeudi 5 mars, par Dorine Chartier et Céline Chauveau.
Depuis des années, les parents d’élèves réclament de débitumer la cour. La végétalisation, c’est renforcer le lien des enfants à la nature »,
ajoute Dorine Chartier. L’élection municipale lui semble le bon moment pour remettre le sujet sur la table. Et il serait d’autant justifié que le quartier a été touché par des inondations, dont deux majeures en juillet 2017 et en avril 2022 : L’eau était remontée par les canalisations. Il y avait 30 cm. C’était comme une rivière dans la rue »,
raconte Dorine Chartier.
Déperméabiliser la cour d’école ?
L’inclinaison de la rue du Vélodrome, où se trouve l’école, enverrait toute l’eau en bas de la pente, dans le creux du boulevard de Longchamp. Une vingtaine d’habitations avaient été concernées. Un collectif de riverains, dont font partie les deux parents d’élèves, a d’ailleurs été créé. Une étude de la Direction du cycle de l’eau, à Nantes métropole, avait démontré, en 2023, que le réseau n’était pas en capacité d’absorber des pluies diluviennes. Mais qu’envisager des travaux d’ampleur pour le changer serait trop coûteux. Parmi les leviers préconisés par la Métropole, il y a la déperméabilisation de la cour d’école »,
reconnaît Cécile Bir, adjointe du quartier.
C’est prévu, mais il n’y a pas encore de date. Les parents s’impatientent, alors qu’un tiers des 156 cours d’école nantaises ont été végétalisées entre 2022 et fin 2025, parmi les 142 écoles publiques nantaises (dont 45 maternelles, 41 élémentaires, et 28 primaires comprenant des écoles maternelles et élémentaires).
La maire sortante PS Johanna Rolland promet 100 % de cours réinventées (végétalisées, non genrées) en cas de réélection.