|
Confinement. Le festival d’Anjou n’aura pas lieu… en été... |
1
Le festival d’Anjou, ici dans son fief, au château du Plessis-Macé, draine chaque année près de 25 000 spectateurs. Qui ne pourront pas bénéficier, pour cette édition 2020, du charme des représentations en plein air. © Sébastien Aubinaud.
Le plus ancien festival de théâtre, avec celui d’Avignon, ne se déroulera pas cet été, en plein air. Mais certainement en hiver, et en salle.
En interdisant les grands rassemblements au moins jusqu’à mi-juillet
, Emmanuel Macron a sifflé la fin de la partie pour le festival d’Anjou, dont la 71e édition était initialement programmée du 8 juin au 3 juillet. Mais pas la fin du match : ce rendez-vous estival, qui attire près de 25 000 festivaliers chaque année, réfléchissait à deux hypothèses, bien avant l’allocution présidentielle.
D’abord, le report pur et simple à une autre date, qui semblait peu réaliste. Et une grande saison hivernale, en salle, à travers toute l’Anjou. C’est cette alternative qui sera privilégiée, lors du prochain conseil d’administration, ce jeudi 16 avril.
Un festival entre mi-décembre et mi-janvier ?
Ce festival new-look ne se déroulera donc pas en plein air, comme à son habitude, mais en salle. Et à travers tout le département - ce qui est déjà le cas l’été -.
Angers, Cholet, Saumur, mais aussi Segré et Baugé pourraient accueillir des représentations, dans une période comprise entre la mi-décembre et la mi-janvier. Mais tout reste conditionné à la disponibilité des troupes.
Deux représentations dans la même journée ?
Pour compenser la différence de jauge (le château du Plessis-Macé accueille jusqu’à 1 300 spectateurs, le double du Grand théâtre d’Angers, par exemple), la même pièce pourrait être jouée deux fois dans la même journée, ou deux jours de suite.
Si le festival tient absolument à conserver cette édition 2020, même chamboulée, c’est pour conserver la confiance de ses spectateurs, mais aussi de ses mécènes et partenaires, qui financent un tiers du budget total.