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COMMENTAIRE. Inondations de 1995 en Anjou : la colère du ciel, tout est parti de lÃ... |
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Les bateaux mis à disposition par la base nautique du lac de Maine ont servi à l’évacuation de certains angevins. © Collection personnelle Geneviève Tesseire-Jeanneteau
En 1994, la pluie tombe tellement qu’elle gonfle dangereusement le niveau de la Loire et de ses affluents, au nord de l’Anjou. Des mois plus tard, en janvier 1995, Angers et sa région connaissent l’une des plus grandes crues de leur histoire récente.
L’eau s’engouffre dans des milliers d’habitations. Elle engloutit les routes, prive la population de ses habitudes quotidiennes. Des centaines d’Angevins doivent évacuer. Marqués, à jamais, par ce départ précipité. Au total, 11 000 personnes sont impactées dans les Basses vallées angevines. D’une manière ou d’une autre.
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Un traumatisme
Trente ans plus tard, Ouest-France revient sur cette crue d’ampleur. Comment les habitants l’ont-ils vécue ? Qu’en retenons-nous ? Sommes-nous armés pour envisager sereinement l’avenir face à des crues qui s’annoncent plus soudaines, plus intenses qu’elles ne l’ont été ?
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Nous sommes allés à la rencontre de témoins de l’époque, de fins connaisseurs des inondations et de notre territoire. Car si des décennies suffisent pour oublier les crues du passé, celle de 1910 par exemple, celle de janvier 1995 reste gravée dans la mémoire collective. De nombreuses photos collectées montrent Angers, Cheffes ou Briollay paralysées. Elles témoignent de la surprise, du traumatisme, de la solidarité. Jamais depuis 1910, le Maine-et-Loire n’avait eu à ce point les pieds dans l’eau.
Une rencontre Ouest-France, jeudi 30Â janvier
Ne nous arrêtons pas là . Le jour anniversaire du pic de crue à Angers, jeudi 30 janvier, la rédaction organise une soirée dédiée aux inondations et gratuite, à 19 h. Vous pourrez partager vos souvenirs, échanger avec des intervenants sur notre capacité, en Anjou, à vivre avec les crues. Les récentes pluies abondantes rappellent que les risques d’inondations font désormais partie de notre quotidien.