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Cinéma. À Angers, comment le festival Premiers plans résiste au temps et à la crise sanitaire... |
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Le ciné-concert « Charlot et Buster s’évadent » avec l’organiste Baptiste-Florian Marie-Ouvrard. © Sébastien Aubinaud
Comment ce festival angevin de premiers films et de rétrospectives résiste-t-il à l’usure du temps et à la pandémie ?
« À Angers, en faisant la part belle à de jeunes metteurs en scène, le festival Premiers plans remplit des salles, s’enthousiasme Melvil Poupaud qui préside le jury cette année. Et pourtant, les spectateurs voient des films montrés pour la première fois… »

Melvil Poupaud préside cette année le jury du festival Premiers plans, à Angers. Sébastien Aubinaud
Cent premiers films en compétition (courts et longs métrages, films d’école et d’animation) sont complétés par de solides rétrospectives (le cinéaste allemand Christian Petzold, une thématique autour de l’évasion avec La grande illusion, Thelma et Louise, Chicken Run…)
L’an passé, en 2021, le festival a fait le dos rond en diffusant uniquement des films en ligne. De quoi tout de même séduire 25 000 internautes – soit le tiers des entrées habituelles.
Claude-Éric Poiroux, le fondateur et délégué général de Premiers plans, promet « une cure d’optimisme » pour cette 34e édition, même si l’apport de mécènes a chuté de 100 000 € (sur un budget de 1,4 million d’euros) et que le bataillon des scolaires sera réduit de moitié, en raison de la réticence de certains chefs d’établissement.
« Oui, mais les spectateurs sont confiants et l’on sent l’adhésion de tous les publics, insiste Claude-Éric Poiroux. Tout le monde a envie et besoin d’un événement positif, qu’il s’agisse des spectateurs ou des distributeurs de films, qui ne nous ont jamais proposé autant d’avant-premières ».

Laure Calamy, ici lors du 47e festival du cinéma américain de Deauville, sera l’invitée d’honneur du festival Premiers plans à Angers. Daniel Fouray Ouest-France
Il y en aura treize au total – l’occasion d’accueillir Vincent Lacoste et Sandrine Bonnaire – et autant de séances spéciales pour redécouvrir les films de Melvil Poupaud ou de Laure Calamy, accueillie en fin de semaine.
Pas question, donc, de se « laisser submerger par la fatalité » , ni par la pandémie, surveillée de près : l’équipe du festival est testée systématiquement. Histoire de ne pas priver les spectateurs du cinéma européen dans ce qu’il a de plus inventif.
Jusqu’au 30 janvier 2022, à Angers (Maine-et-Loire).