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Chazé-sur-Argos. La Compagnie Ostéorock fait rire les enfants... |
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Les deux danseuses ont beaucoup fait rire les enfants. © CO
Les écoles de Chazé-sur-Argos sont entrées dans le rêve et le jeu grâce à la Compagnie Ostéorock, lors d’un atelier et d’un spectacle proposé par l’Espace socioculturel du Candéen (ESC), vendredi 6 mars.
Point besoin de texte pour établir la relation à l’autre. La compagnie angevine Ostéorock crée un dialogue de son et de corps. Au centre du ring ou du désert en tatami, un musicien fait écouter aux enfants le son d’une crécelle, d’un chékéré et d’une grenouille en bois. Il donne ces petits instruments à quelques-uns, assis tout autour de la scène. Les enfants communiquent alors entre eux, grâce à l’instrument. L’écoute est là, d’entrée. Ils sont prêts à participer au spectacle « Sœurs Santiag ».
« Créer du lien avec les enfants »
En amont du spectacle, les écoles de Chazé-sur-Argos ont participé à un atelier, dans la salle du Rocher dans le cadre du cycle danse. L’idée est d’inviter les enfants à ressentir la musique et appréhender l’espace
, souligne Aurélie Morice, directrice de l’école Alexandre Jardin. Pour la chorégraphe et danseuse de la Compagnie Ostéorock, Carole Bonneau, le but de l’atelier est de créer du lien avec les enfants, les inclure dans le spectacle en leur donnant l’instrument et qu’ils entrent en communication par un dialogue de sons, sans parole ».
Les enfants rient dès l’entrée du musicien, Jean-Michel Noël. Le son du vent accompagne ceux de la guitare et de l’harmonica, créant une ambiance de western. Les deux danseuses font alors irruption dans l’espace vide, font claquer leurs santiags. Elles sont enchaînées et ne peuvent se séparer. Alors, elles dansent et les enfants rient. Dans ce ballet rock and roll déjanté, les deux danseuses arrivent à se libérer. Un autre duel s’installe, comme celui de « Il était une fois dans l’Ouest ». Elles se défient à distance, elles ont soif…
Le musicien leur apporte de l’eau, mais elles n’ont qu’une gourde. Alors le duel s’accélère, l’autre danseuse revient avec un révolver et menace l’autre. Le musicien revient et siffle la fin du combat. Les enfants rient et frappent des mains. Les danseuses se coiffent à l’indienne et dansent à nouveau au son de la guitare et de l’harmonica. Les lumières de Donatien Letort, le technicien de la Compagnie, colore l’espace en lumière ambrée. Les danseuses reprennent leur folle danse, le musicien s’enfuit, poursuivi par les danseuses. C’est drôle et les enfants crient et rient.
Les danseuses ralentissent leur élan et invitent quelques enfants à entrer dans la danse. Puis, lentement, ils s’allongent au sol, comme sur le sable d’un désert, avec les danseuses. Le son de la guitare se fait cristallin, feutré, doux et les enfants s’endorment. Tout redevient calme, comme dans un rêve.
À l’issue du spectacle, un temps d’échange entre les enfants et les artistes a eu lieu.