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Challain-la-Potherie. Yoann Dhion vit son rêve à Montréal... |
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Yoann Dhion avec sa belle-mère Danièle et Serge son papa qui lui a donné l’envie d’aimer les arbres. © CO
Originaire du Maine-et-Loire, Yoann Dhion est installé à Montréal, au Canada, depuis 2007. Là-bas, il a ouvert une boulangerie et a fondé une association qui œuvre pour la biodiversité.
PORTRAIT
C’est le goût de l’aventure qui a poussé Yoann Dhion vers le Québec et Montréal. Il en a fait sa patrie d’adoption depuis 2007. Son frère, déjà sur place depuis plusieurs années, l’a décidé à se fixer ici.
Avant de poser ses valises à Montréal, Yoann Dhion a profité du dispositif PVT (permis-vacances-travail) pour rejoindre l’Australie. Là-bas j’ai travaillé dans les champs et la restauration
, retrace-t-il. Son périple le conduit ensuite vers la Nouvelle-Calédonie puis la Mongolie.
Juste après son bac, le baroudeur est passé par le Conservatoire régional de théâtre à Angers. J’ai pratiqué un peu avec mon père Serge à Thorigné-d’Anjou et à Segré.
À cette époque, en parallèle, il travaille dans une enseigne de fast-food à Mûrs-Erigné, jusqu’à en devenir le directeur
Sirop d’érable et pains à la française
Arrive la trentaine et l’heure de s’interroger sur la suite. Le goût de l’aventure reprend le dessus. À Montréal, avec son frère ils vont ouvrir un restaurant de pâtes fraîches. On a revendu au bout de cinq ans
. Puis avec un associé, il reprend et développe une boulangerie, toujours à Montréal. Là, il va rencontrer Mélanie, sa conjointe. Ensemble, ils ont une petite fille, âgée de 7 mois aujourd’hui. Yoann se plaît à dire qu’il vit le rêve québécois comme on l’entend en France
.
Le mythe de la cabane au Canada, avec son beau-père qui possède une érablière. Ils y récoltent à l’ancienne le précieux sirop.
Chaque jour, dans la boulangerie, entre 16 et 20 employés fabrique les pains à la française. Ici, le rapport au pain est totalement différent,
confit Yoann Dhion. Le Québécois est curieux de nature. S’il consomme du pain de mie, il apprécie les pains au levain qu’on propose.
À Montréal, l’établissement subit un boom extraordinaire depuis cinq ans. C’est facile de s’installer ici. Il n’y a pas autant de paperasse. En France ça me ferait peur de m’installer.
Il vend sa baguette 3 dollars canadiens soit environ 2 euros. Les matières premières coûtent cher. Yoann Dhion déplore qu’en France on ne rémunère pas l’agriculteur de son travail. Ici, au Canada, ils sont payés, pour leur travail ».