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Cette exposition en Anjou invite à regarder « le monde autour de soi »... |
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Devant les toiles de Jacques Ménard, de gauche à droite, Gabriella Tamas, peintre aquarelliste, Dominique Bazire et Marie-Noële Faës, photographes, et Jacques Ménard, peintre. © Ouest-France
Leur objectif, rappeler que « la beauté des choses ordinaires existe ». Gabriella Tamas et Jacques Ménard, peintres, Marie-Noële Faës et Dominique Bazire, photographes, proposent, jusqu’au dimanche 3 août 2025, une exposition à la croisée des arts : Plus de moins, à l’espace artistique de l’Anjou de Saint-Barthélémy-d’Anjou (Maine-et-Loire).
Gabriella Tamas et Jacques Ménard sont peintres, Marie-Noële Faës et Dominique Bazire photographes. Ensemble, ils ont construit l’exposition intitulée Plus de moins, qui se tient à Pignerolle jusqu’à dimanche. « Nous sommes submergés d’images artificielles. On souhaite montrer la beauté des choses réelles, simples, inviter à regarder le monde autour de soi », explique Dominique Bazire. Chacun d’eux propose son interprétation du monde.
Chercher « le détail banal qu’on ne voit pas »
« J’aime le brouillard qui donne une ambiance magique aux paysages », déclare la photographe Marie-Noële Faës. Dans ses photos tirées sur papier mat coton, les oiseaux manifestent légèrement leurs silhouettes au-dessus des forêts, les arbres les teintes douces de leurs troncs et de leurs feuilles au-dessus des rivières.
L’artiste expose aussi deux séries, une en noir et blanc, tirée sur papier aquarelle, et une très colorée, jouant sur les reflets des bateaux dans un port.
Même attirance pour l’eau et les reflets chez Dominique Bazire. Il va chercher « le détail banal qu’on ne voit pas instantanément, qui déclenche une émotion et devient un instant magique. Mes photos sont précises, sans ambiguïté. J’aime le réel ». Brins d’herbe, brindilles, et gouttes de rosée coexistent avec les cheminées de la centrale de Chinon ou les tours du château de Saumur, capturées depuis une montgolfière.
De l’aquarelle, des haïkus et de l’abstrait
Pour s’exprimer, Gabrielle Tamas a choisi l’aquarelle dans le mouillé, qui demande de « laisser sa part au hasard et beaucoup de technique ». Réalisées avec de nombreux pigments, ses toiles colorées chantent aussi bien les paysages de l’Anjou en toutes saisons que des bocaux dans sa cuisine. Elle les accompagne de haïkus, parce que, dit-elle, « J’aime ce qui est épuré, court, ce qui va à l’essentiel ».
Quant à Jacques Ménard, il a opté pour l’acrylique et la peinture abstraite, « plus ouverte. J’aime que mes tableaux permettent à l’imagination de vagabonder », précise-t-il, avant de confier. « Je ne sais jamais ce que je vais faire. J’ai une tonalité au départ, puis le mouvement crée le résultat. »
Jusqu’au dimanche 3 août 2025, Espace artistique de l’Anjou, au parc de Pignerolle, à côté du château. Samedi et dimanche de 10 h à 18 h.