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Candé. L’aquariophilie, passion héréditaire... |
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Pascal Kuerny et son fils Florent ont choisi de se spécialiser dans le discus, un poisson tropical originaire d’Amérique du Sud. © CO
À Grée Saint-Jacques, à Candé, Pascal et Florent Kueny élèvent chez eux le discus, un poisson d’ornement très prisé des aquariophiles.
Entretien
Chez les Kueny, la passion pour l’aquariophilie est une affaire de famille, transmise d’un père à son fils. De la simple curiosité pour le comportement des poissons est née une véritable vocation, centrée aujourd’hui sur une espèce aussi exigeante que fascinante : le discus.
Comment est née cette passion pour l’aquariophilie ?
Pascal Kueny : « J’aimais bien la pêche. Enfant, le comportement du poisson m’a toujours intrigué. J’aimais fréquenter les Moulin-Neuf, à deux pas de la maison, observer les chevesnes de l’Erdre. J’ai transmis, je crois, cette passion à Florent, qui voulait se diriger vers la filière piscicole. Un choix qui n’était pas le mien mais qui s’est révélé obligatoire pour Florent. Tout a commencé comme ça. »
Et vous, Florent ?
Florent Kueny : « J’accompagnais souvent mon père au bord de l’eau. À la fin de mes études secondaires, il voulait que je suive une filière commerciale. Alors, avec un bac commercial en poche, je suis revenu à ma première intention, la pisciculture, tout en travaillant comme intérimaire. J’ai commencé par l’achat d’un, deux, puis trois aquariums pour ne plus m’arrêter. et autant de discus ! »
Vous avez choisi de vous concentrer sur une passion en particulier, le discus. Pourquoi ?
Florent : « C’est un poisson extraordinaire et compliqué à la fois. Il est exigeant dans tous ses paramètres d’élevage comme la qualité de l’eau chauffée à 28°. L’entretien journalier des aquariums est indispensable à la bonne qualité de l’eau. On y consacre plus d’une heure par jour. »
Quel est le marché ?
Pascal : « Nous produisons par simple passion. Le marché actuel de la vente nous intéresse peu. Nous cherchons surtout à produire des discus parfaits, sans défauts. Le discus fait partie de ces poissons recherchés pour ses couleurs surprenantes. Florent participe aux bourses aquariophiles pour échanger avec des passionnés de discus. Mais nous ne tirons aucun profit de ce passe-temps. »
Aimeriez-vous passer à un autre poisson, moins compliqué à produire ?
Florent : « Non, nous ne souhaitons pas changer de poisson. Nous en apprenons encore tous les jours sur le discus. C’est dans la complexité de cette reproduction que se révèlent toute notre passion et un plaisir partagé. Sélectionner les couleurs et obtenir des pontes sont notre seule motivation. Nous aimons voir nos discus s’occuper de leurs petits. C’est tout un spectacle, et fascinant à voir. »