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Ça s’est passé un… 30 décembre : en 1999, Angers prépare le passage à l’an 2000... |
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La place du Ralliement demeurait le point névralgique des festivités. © Ouest-France
Ce même jour… (2/6). À l’aide des archives de la rédaction, nous évoquerons tout au long de la semaine des événements oubliés de l’actualité angevine. Malgré l’affliction provoquée par les tempêtes qui viennent de ravager la France et l’Europe, Angers veut célébrer dignement le passage à l’an 2000. Ouest-France Angers l’évoque dans ses pages le 30 décembre 1999.
Bal latino et concert place du Ralliement, ambiance techno square Saint-Aubin, bal pop et disco place Leclerc, feux d’artifice au jardin du Mail : la fête était indubitablement au programme, déroulé dans nos colonnes du 30 décembre 1999.
La fête après la tempête
À minuit enfin, tonneront 12 coups de canon à air et le carillonnement à toute volée des cloches de la ville pour exalter l’arrivée de l’an 2000. Pour l’occasion, la municipalité annonçait le blocage de la circulation entre la place du Ralliement et le boulevard Foch, à une époque où la crainte des attentats n’était pas de mise. On prévoyait une ampleur comparable à celle des rassemblements pour la Coupe du monde de football et les Accroche-cœurs qui avaient mis Angers en fête quelques mois plus tôt.
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La fin de l’année avait en revanche été marquée par des catastrophes mémorables : marée noire de l’Erika le 12 décembre, et « tempêtes du siècle » Lothar et Martin des 26 et 27 décembre. La première ayant balayé le nord de la France, et la seconde le sud, Angers était plutôt passée entre les deux.
Un « programme exceptionnel maintenu »
Mais les Angevins ne pouvaient qu’être marqués par l’ampleur du drame : près d’une centaine de victimes, des millions de foyers dévastés ou coupés de l’électricité et du téléphone en plein hiver, forêts ravagées, des milliards de francs de dégâts, et 69 départements déclarés en état de catastrophe naturelle.
Malgré ce contexte anxiogène clairement évoqué, puisqu’on espère que la grande fête ne soit pas gâchée par le vent ou les inondations, le programme exceptionnel est maintenuÂ
, la résilience avait été la plus forte dans le cœur des Angevins.