|
C’est quoi ce festival qui enchante Angers jusqu’à dimanche ?... |
3
Assis, debout ou couché dans l’herbe et les pâquerettes, ils étaient 500, attentifs au concert gratuit de Franck Ciup et de la comédienne Sophie Parel, jeudi après-midi à l’étang Saint-Nicolas. © Ouest-France
Des concerts quasiment complets, des rendez-vous en plein air avec le piano qui font le bonheur des auditeurs : le festival Pianopolis cartonne, en divers lieux emblématiques d’Angers (Maine-et-Loire).
Après deux jours de festival, le pari semble réussi au-delà des espérances pour Pianopolis. Concerts pratiquement complets jusqu’à dimanche.
Dès jeudi, 500 personnes, badauds, musiciens de jazz, de musiques actuelles ou classiques, se retrouvaient dans la plus belle salle de concert qu’il soit. Franck Ciup y avait installé un piano à queue de concert sur sa remorque. À l’arrière-plan, le lac Saint-Nicolas, mais aussi un bel arbre comme toit, ou l’herbe verte et les petites pâquerettes pour tribunes. Les enfants écoutaient, médusés, ou jouaient un peu, sans bruit. Plus tard, ils se rappelleront cet après-midi paisible et musical au milieu d’adultes détendus et souriants.
Lire aussi : Angers Pianopolis : le piano partout, pour tous !
De beaux moments, jusqu’à dimanche
Même affluence au cinéma Les 400 coups le soir où, dans la salle archicomble, on a visionné un film muet Au bonheur des dames, sorti dans les années 1930. Un chef-d’œuvre passé à la trappe de l’oubli. Karol Beffa, pianiste improvisateur de musique de films reconnu, réalisait une improvisation hors du commun par sa qualité, accompagnant l’image, sans la surligner lourdement.

Karol Beffa a improvisé sur un film muet de Julien Divivier, et dialoguait ensuite avec la salle archi comble au cinéma Les 400 coups. Ouest-France
Le lendemain, on retrouvait Franck Ciup le saltimbanque, place du Ralliement. Certains auditeurs avaient amené leurs fauteuils pliants pour entendre musiques de films et chansons populaires revisitées par le compositeur et pianiste. Jade, une petite fille venue le voir avant le spectacle, sur l’esplanade du théâtre, était invitée exceptionnellement à jouer sur ce grand piano à queue de salle de concert. Depuis l’âge de 3 ans, elle veut être pianiste !

Place du Ralliement, à la fin du concert vendredi, Franck Ciup a permis à Jade, qui veut être pianiste depuis l’âge de 3 ans, de jouer sur son piano. Ouest-France
Ce samedi, le piano de Stan Laferrière dialoguera avec le jazz ; les mots de l’écrivain Pascal Quignard avec le piano d’Aline Piboule ; le clavecin de William Christie, fondateur des Arts florissants, avec celui de Justin Taylor, ancien élève du conservatoire d’Angers ; le piano de Philippe Cassard avec l’art lyrique de Natalie Dessay ; etc.Jusqu’à dimanche encore de beaux moments en perspective !
Jusqu’à dimanche 21 mai 2023, à l’abbaye du Ronceray, aux greniers Saint-Jean et dans les jardins du musée Jean-Lurçat. Plus d’informations ici.