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Brissac-Loire-Aubance. « Pas de signaleurs, pas de Tour de BLA »... |
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Bruno Lebel et les organisateurs du 3e Tour de BLA entendent ne rien laisser au hasard en matière de sécurité.
Reportée pour cause de Covid-19, la 3e édition du Tour de BLA (Brissac Loire-Aubance) est programmée à l’automne, au lendemain de la « foire aux oies et aux oignons » de la Saint-Maurice. Les organisateurs font appel aux bonnes volontés.
Bruno Lebel, adjoint à la culture, et Florence Laroche, en charge du sport, n’entendent pas s’en laisser conter par la Covid-19. « On a souhaité, » rappellent-ils d’une même voix, « organiser tout ce qui pouvait l’être. » Au prix de quelques chamboulements dans l’agenda, et en reportant notamment, du mois de mai au dimanche 27 septembre, le 3e Tour de BLA.
Étaient donc réunis mercredi matin à la mairie, autour de quelques élus et anciens élus, les représentants des diverses instances impliquées dans l’organisation, la gendarmerie (le major Christophe Subileau), Angers Métropole Cyclisme (Yannick Thibaudeau et Michel Coquart), et plusieurs agents communaux.
« Priorité à la sécurité »
Le Tour de BLA est en effet « un événement qui ne s’improvise pas », explique Bruno Lebel. Tout en mentionnant que « le préfet du département peut en interdire l’organisation, trois jours seulement avant la date retenue. Il convient toutefois d’en caler dès maintenant les détails de l’organisation. »
Mercredi, on a surtout parlé sécurité. Celle des coureurs qui vont se mesurer sur des voies ouvertes d’ordinaire à la circulation des automobiles. En présentant un circuit qui relie, comme « un fil rouge, les dix villages fondateurs du territoire communal », Michel Coquard a pointé « quelques points dangereux » du côté des Alleuds, du Bois Brinçon et dans le virage de Joreau notamment.
Celle aussi du public. Entre 1 000 et 2 000 spectateurs se dispersent tout au long des 129 km du circuit. Mais beaucoup se massent aussi autour de la ligne d’arrivée. « Tous devront porter le masque et respecter les règles de distanciation sociale, » a rappelé le représentant de la gendarmerie.
La présence des gendarmes et d’une équipe de dix-huit motards ne paraît pas suffisante.
D’autant que le major Christophe Subileau l’a noté. Il ne pourra sans doute pas compter cette fois sur le renfort de réservistes. La réponse passe donc par la centaine de bénévoles que Bruno Lebel compte bien lever d’ici les prochains jours.
Et de trancher tout net. « Pas de signaleurs, pas de Tour de BLA. » Les volontaires ont jusqu’à la mi-août pour se faire connaître.