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Bellevigne-en-Layon. « Une aventure familiale »... |
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Jean-Charles Lefèvre, nouveau viticulteur à Thouarcé, près d’une de ses amphores © CO
Jean-Charles Lefèvre s’est récemment installé en tant que viticulteur à Thouarcé. Il vient de terminer ses premières vendanges, plutôt prometteuses pour la suite.
Entretien
Nouvellement installé dans le cœur de bonnezeaux, Jean-Charles Lefèvre présente son vignoble et ses deux activités à la SCEA Le Clos de Béligné et au Cercle de Béligné.
Racontez-nous votre installation dans le cœur du Layon.
Jean-Charles Lefèvre : « Lors d’une escapade avec mon épouse et des amis, nous avons été séduits par le charme et la sérénité des lieux et les paysages de la région, par l’accueil reçu lors de haltes viticoles et gastronomiques. Le hasard faisant souvent bien les choses lorsqu’on s’en donne la peine, nous avons saisi l’opportunité d’y trouver refuge en acquérant un peu plus de deux hectares de terres où paissaient les moutons, mais situées à Thouarcé, au milieu des vignes des coteaux du layon, classés en AOC bonnezeaux et anjou blanc. Les exigences du bio associées à la notoriété du maître d’exploitation Eric Dubois ont permis la plantation d’environ dix mille pieds de chenin prochainement certifiée. Sans la bienveillance des maires de Bellevigne-en-Layon, de Thouarcé, du président du syndicat viticole et le savoir-faire des entreprises locales, le chai gravitaire et climatisé serait encore en projet. Il est aujourd’hui réalisé et, doté de toutes les installations, il a permis d’effectuer les premières vendanges. »
Justement, comment se déroulent vos premières vendanges ?
« Avec la chance et le bonheur d’une première année propice à de bons millésimes, les vendanges ont débuté courant août pour les jeunes vignes du Clos de Béligné et l’espoir d’un anjou blanc de qualité, suivies d’un précieux savennieres et d’un bonnezeaux en très petite quantité mais prometteur, permis par l’acquisition récente d’une vieille vigne attenante. Avec le conseil d’une œnologue, les dernières dégustations et analyses augurent une fermentation qui, pour l’instant instant, est sans défauts majeurs, mais nous restons très humbles devant la grande complexité de ce qui suivra ! »
C’est de bon augure pour la suite de votre vignoble…
« Le Clos de Béligné reste, avant tout, une aventure humaine, familiale et amicale. Autour de la production et du négoce de vins d’Anjou, il s’agit de bâtir une communauté d’ambassadeurs mue par des principes simples, à savoir apprécier la région et son terroir associé au chenin, faire du vin bio dont la qualité l’emporte sur les autres considérations, savoir en parler dignement, savoir le vendre à sa juste valeur. Pour une première, les volumes seront limités, il n’est pas programmé de vente à l’export. Cependant, nous n’excluons aucune opportunité si celle-ci devait se présenter lorsque nous aurons fait nos preuves. »