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Beaufort-en-Anjou. Une vie guidée par la passion impériale... |
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Portrait de Vincent Gigault vers 1875 (collection familiale privée). © Document remis
Né à Beaufort en 1821, Vincent Gigault n’eut de cesse de vouer son existence à sa commune et à ses habitants. Admiratif de l’empereur Napoléon III qu’il aura eu l’occasion de rencontrer en 1863 à Baugé, lors de l’inauguration de la Fontaine du Roi René, il poussera cette curieuse admiration à l’extrême jusqu’à arborer à l’identique (et à s’y méprendre), la même barbe impériale et coupe de cheveux.
Tout au long de sa vie et passionné par le parcours politique de l’empereur, cet homme, issu d’une petite famille de cultivateurs beaufortais, réussit à devenir adjoint au maire, administrateur des hospices et conseiller municipal de Beaufort durant plus de quarante ans.
Limité par ses origines paysannes mais très estimé, il avait été l’un des signataires qui décréta la mise en place de la statue en bronze de Jeanne de Laval, œuvre du sculpteur angevin Alexandre Évariste Fragonard. Érigée en 1842 au sommet d’une colonne corinthienne élevée sur un puits artésien, elle fut malheureusement fondue en 1942 sous le régime de Vichy. La statue actuelle est une réplique en pierre datant de 1950.
Vincent Gigault mourut en 1898, à l’âge de 77 ans, laissant derrière lui son héritage spirituel à son gendre, le célèbre docteur Chevalier dont l’histoire est intimement liée à celle du Musée Joseph-Denais.