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Avrillé. Les Restos du cœur dans l’incertitude... |
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Alain Lollier (à gauche) et Bernard Bégnon vont devoir s’adapter aux circonstances. © Ouest-France
Le site des Restos du cœur, basé au quartier Plateau Mayenne d’Avrillé (Maine-et-Loire), subit la construction d’un immeuble dans lequel ils devront s’installer.
 C’est un peu rock and roll.Â
Alain Lollier, responsable des Restos du cÅ“ur du site Plateau Mayenne d’Avrillé (Maine-et-Loire), ne sait pas de quoi demain sera fait. La raison ?  La construction d’un immeuble de 100 logements dont nous allons subir les travaux pendant deux ans et demi, immeuble que nous devrons intégrer dans la surface de 250 m² qui nous est réservée.Â
Moins de surface
Les Restos du cœur subissent de plein fouet les travaux qui ont débuté mi juillet. « Déjà , nous sommes amputés de 60 m², et si les sanitaires ont été réimplantés un peu plus loin, nous avons perdu l’espace congélation et un bureau qu’il nous a fallu implanter ailleurs. Jusqu’alors, nous disposions d’une surface fonctionnelle de 340 m2. Fin 2025 nous aménagerons avec 100 m² en moins alors que la demande des bénéficiaires est en progression régulière. »
Les activités ne s’arrêtent pas à l’alimentaire. Les Restos du cœur interviennent aussi avec les bailleurs sociaux dans l’activité Les toits du cœur. « Nous avons des ateliers pour apprendre la langue française, d’aides aux démarches administratives ou encore informatiques. Nous avions un coiffeur qui s’est arrêté avec le Covid et que nous ne pouvons pas reprendre. Nous avons un manque total de visibilité sur notre avenir. »
L’action se poursuit
Dans l’immédiat, avec la proximité des travaux et les navettes des camions le site est sécurisé et les restos poursuivent leur action sociale.  Pendant l’été les activités se poursuivent dans le service à la personne. Par exemple, une fois nous avons accueilli 40 bénéficiaires, et les ramasses sont effectuées quatre jours par semaine grâce à nos huit chauffeurs bénévoles dans les moyennes et grandes surfaces et six boulangeries du secteur Angers Nord-Ouest. Ensuite il nous faut faire le tri et préparer les distributions. Désormais il faut apprendre à optimiser les espaces »,
précise Bernard Bégnon.
En conclusion, Alain Lollier ne s’attend pas à des lendemains qui chantent.  Le silence des élus, de l’aménageur et du bailleur à notre égard n’est pas fait pour apaiser nos craintes, comment et dans quelles conditions vont se dérouler les mois de travaux ? Quelles seront les relations entre les résidants et nos bénéficiaires ? Comment seront livrés les locaux qui nous sont réservés ? Aurons-nous suffisamment de place pour accueillir nos bénéficiaires dans de bonnes conditions et poursuivre nos ateliers, sans parler du parking et des abords ?Â